Florentino Pérez n'a pas tremblé. Avec 65% des voix contre 35% pour Enrique Riquelme, le président du Real Madrid a remporté les élections et prolongé son règne à la tête de la Maison Blanche jusqu'en 2030.
Une victoire nette, mais pas anodine : pour la première fois depuis son retour en 2009, le patron merengue devait affronter une opposition réelle. Et si le scrutin a confirmé son poids politique, il a aussi rappelé qu'une partie des socios attendait autre chose qu'une simple continuité.
Une victoire nette, un message réel
Le résultat ne souffre d'aucune contestation. Selon le communiqué officiel du Real Madrid, la candidature de Florentino Pérez a obtenu 21 741 voix, contre 11 814 pour celle d'Enrique Riquelme, au terme du dépouillement complet des votes en présentiel et par courrier. Le dirigeant madrilène a même revendiqué une victoire «sur toutes les tables électorales» et le deuxième meilleur résultat de l'histoire des élections du club. Sur le papier, l'autorité reste donc intacte.
Mais le score de Riquelme donne aussi une autre lecture du scrutin. Encore peu identifié il y a quelques semaines, l'homme d'affaires a tout de même réuni plus d'un tiers des voix, un niveau loin d'être anecdotique face à un président installé depuis plus de deux décennies. Après une saison sportive décevante et une campagne marquée par plusieurs promesses fortes, Pérez a gagné sans trembler, mais pas sans entendre un signal.
Mourinho, mercato et chantier politique
La première conséquence sportive devrait concerner le banc. José Mourinho est attendu pour effectuer son grand retour, avec une opération désormais présentée comme imminente en Espagne. Le technicien portugais, déjà passé par la capitale entre 2010 et 2013, devrait ouvrir un nouveau cycle avec une mission claire : remettre de l'ordre, de l'intensité et de la verticalité dans une équipe sortie abîmée de sa dernière saison. Pérez l'a d'ailleurs publiquement associé à sa victoire, en se disant fier de voir revenir «l'un des meilleurs entraîneurs du monde» .
Autour de ce choix, plusieurs dossiers devraient s'accélérer. Ibrahima Konaté et Denzel Dumfries ont été cités parmi les priorités, tandis qu'une offre supérieure à 150 M€ pour un joueur encore non identifié a également été évoquée pendant la campagne. Mais le chantier le plus profond dépasse le terrain. Pérez veut aussi avancer sur l'ouverture du capital à un actionnaire minoritaire, un projet explosif dans un club historiquement contrôlé par ses socios. Sa victoire lui donne les mains libres pour agir. Pas forcément un chèque en blanc.
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