La décision a été brutale. Au lendemain de la lourde défaite concédée face à la Suède (1-5), Sabri Lamouchi n'est plus le sélectionneur de la Tunisie. Il n'aura fallu qu'un match dans cette Coupe du monde 2026 pour précipiter la chute du technicien français du banc des Aigles de Carthage.
Renard succède (encore) à Lamouchi
Les dirigeants tunisiens n'ont toutefois pas tardé à lui trouver un successeur. Dans l'urgence, la Fédération a activé son plan de secours et confié les rênes de la sélection à Hervé Renard. Une nomination express, bouclée dans la nuit de lundi à mardi. «Tout s'est fait très vite à partir du moment où Sabri a été démis de ses fonctions. Il n'y a pas eu tellement à réfléchir» , a confié le nouveau sélectionneur de la Tunisie au quotidien Le Parisien.
En 2014 déjà, il avait succédé à Lamouchi sur le banc de la Côte d'Ivoire avant de conduire les Éléphants vers un sacre à la CAN quelques mois plus tard. Un précédent qui a sans doute pesé dans la réflexion des dirigeants tunisiens, séduits également par le profil d'un technicien rompu au football de sélection et aux missions à haute pression.
Il était au Sénégal
Au moment où son téléphone a sonné, l'ancien sélectionneur de l'Arabie Saoudite profitait de quelques jours de repos au Sénégal avec son épouse, d'après le journal régional. Un clin d'oeil du calendrier en ce jour de match entre l'équipe de France et les Lions de la Téranga pour leur entrée en lice dans le tournoi.
Une fois l'accord trouvé, le globe-trotter du football africain - il s'agit de sa cinquième expérience à la tête d'une sélection africaine - a immédiatement pris la route. Passage éclair par Paris, puis embarquement pour Monterrey (Mexique), où il doit atterrir ce mardi après-midi heure locale. A peine arrivé, Renard devrait prendre en main sa nouvelle équipe et diriger une première séance d'entraînement.
Deux matchs contre le Japon et les Pays-Bas
Le temps presse. Renard ne disposera que de quelques jours pour découvrir son effectif et préparer les deux derniers rendez-vous de la phase de groupes pour tenter de se qualifier en phase finale. Avec le Japon (21 juin) et les Pays-Bas (26 juin) au programme, la tâche ne s'annonce pas simple. «On va faire du mieux possible face au Japon puis aux Pays-Bas pour essayer de tirer notre épingle du jeu» , assure-t-il. Un challenge difficile mais excitant.
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