Voilà une belle manière de dissiper les doutes. Accrochée par le Cap-Vert (0-0) pour son entrée dans le Mondial, l'Espagne a remis les pendules à l'heure avec une démonstration contre l'Arabie Saoudite (4-0).
Revanchards, les Espagnols s'installaient immédiatement dans le camp adverse. Sur son côté droit, Yamal, titularisé pour la première fois dans ce Mondial, ne tardait pas à se mettre en évidence. Et c'est l'ailier du Barça qui ouvrait logiquement le score pour l'Espagne à la réception d'un centre parfait d'Oyarzabal (1-0, 10e) !
Yamal buteur et ménagé
La Roja avait déjà débloqué la situation et pouvait dérouler plus sereinement. Passeur décisif sur le premier but, l'avant-centre espagnol Oyarzabal devenait buteur, non pas une fois, mais plutôt à deux reprises, d'abord sur un superbe enchaînement dans la surface (2-0, 21e), puis à la conclusion d'un très beau mouvement collectif (3-0, 24e) ! Autant dire que la pause fraîcheur donnait de l'air aux Saoudiens totalement étouffés, et pas aidés par leur gardien Al-Owais dont la boulette permettait à Oyarzabal de toucher la barre. Pas de triplé pour le double buteur remplacé et ménagé dès la mi-temps, tout comme Yamal, récemment revenu de blessure.
L'Espagne en mode gestion
Leurs sorties n'empêchaient pas l'Espagne d'en rajouter une couche au retour des vestiaires, cette fois grâce au but contre son camp d'Al-Tambakti (4-0, 49e). Le suspense était définitivement enterré alors la Roja imprimait un petit rythme durant cette deuxième période. L'entrant espagnol Ferran Torres faisait preuve de maladresse et manquait des balles de 5-0, tandis que le Saoudien Al-Hamdan cadrait la première frappe de son équipe à la 81e minute… Pas de quoi ternir la belle prestation de l'Espagne, rassurante avant de jouer la qualification contre l'Uruguay dans la nuit de vendredi à samedi (2h).
La note du match : 6/10
On dit souvent qu'il faut deux équipes pour faire un bon match. Sur la pelouse d'Atlanta, il n'y en avait qu'une, mais l'Espagne a quand même offert un spectacle agréable. Son jeu bien huilé, sa qualité technique et son efficacité offensive font toujours plaisir à voir.
Les buts :
- Lancé dans la profondeur par Baena sur le côté gauche, l'attaquant espagnol Oyarzabal lève la tête et centre à ras de terre au deuxième poteau. Son ballon arrive parfaitement dans la course de Yamal qui devance le Saoudien Al-Harbi pour marquer dans le but quasi vide (1-0, 10e).
- Sur une situation un peu confuse après un corner, le défenseur espagnol Laporte glisse un bon ballon de la tête à Oyarzabal dans la surface. L'attaquant de la Roja profite de la passivité du Saoudien Abdluhamid et réalise un bel enchaînement conclu par une frappe de l'extérieur du pied gauche (2-0, 21e).
- A la réception d'un centre de Porro au deuxième poteau, le latéral gauche espagnol Cucurella remise en une touche de balle pour Olmo. Le milieu offensif du Barça centre à nouveau de la tête et trouve Oyarzabal qui reprend sans contrôle et à bout portant (3-0, 24e) !
- Sur un corner prolongé par un défenseur saoudien au deuxième poteau, le latéral gauche espagnol Cucurella envoie une reprise puissante. Le gardien saoudien Al-Owais repousse le ballon sur son coéquipier Al-Tambakti qui marque contre son camp (4-0, 49e).
Les NOTES des joueurs
Maxifoot a attribué une note (sur 10) commentée à chaque joueur.
L'homme du match : Mikel Oyarzabal (9/10)
L'attaquant de la Real Sociedad n'a joué que la première période, mais c'était largement suffisant pour porter son équipe. Très mobile sur le front de l'attaque, il a d'abord été passeur décisif pour Yamal avant de s'offrir un joli doublé. Il aurait pu passer au triplé mais la barre a repoussé son extérieur du pied. Son sélectionneur Luis de la Fuente tient à l'avoir pour la suite du tournoi, d'où sa sortie dès la mi-temps. Remplacé à la 46e par Ferran Torres (4), lui aussi actif et disponible dans la profondeur, mais l'attaquant du Barça a été beaucoup moins efficace. Son coup de tête n'était pas assez puissant pour tromper le gardien Al-Owais, puis il perd son duel face au portier à cause d'un pointu non cadré. Enfin, son but dans le temps additionnel est refusé pour un hors-jeu.
ESPAGNE :
Unai Simón (5) : gardien d'une équipe totalement dominatrice, le dernier rempart a dû attendre la 81e minute pour se chauffer les gants. Et encore, c'était sur une frappe sans danger signée Al-Hamdan.
Pedro Porro (7) : parfois dans l'axe, parfois en dédoublement, le latéral droit de Tottenham a montré une complicité intéressante avec Yamal. Impliqué sur le troisième but de son équipe, il s'est encore un peu plus montré en deuxième période, après la sortie de Yamal. La preuve avec son occasion de but neutralisée par le gardien Al-Owais.
Pau Cubarsí (6,5) : jamais mis en danger par les attaquants saoudiens, le défenseur central de 19 ans a été impérial dans les duels. Il n'a pas laissé respirer la principale menace S. Al-Dawsari. Il faut aussi souligner la qualité de sa relance, à l'image de sa passe exceptionnelle en profondeur pour Porro !
Aymeric Laporte (7) : comme son coéquipier en charnière centrale, le Franco-Espagnol a fait preuve d'autorité sur les quelques situations à négocier. On l'a aussi vu créer des décalages et pousser ses actions balle au pied. Cet apport offensif est symbolisé par sa passe décisive de la tête pour Oyarzabal.
Marc Cucurella (6,5) : eh non, la nouvelle recrue du Real Madrid n'a pas inscrit son nom au tableau d'affichage puisque sa reprise a été repoussée par le gardien Al-Owais, puis contrée par le défenseur saoudien Al-Tambakti dans son camp. Il n'empêche que le latéral gauche a concrétisé ses nombreuses montées, même si ses centres n'ont pas souvent trouvé preneur.
Pedri (6) : libre dans le coeur du jeu, le milieu du Barça a eu un déchet inhabituel dans ses passes, mais aussi sur une frappe du gauche totalement ratée. Il reste l'auteur de quelques gestes de classe dans de petits espaces comme sa talonnade pour Oyarzabal en première période. Remplacé à la 70e par Fabian Ruiz (non noté).
Rodri (7) : le métronome de l'Espagne n'était vraiment pas loin du niveau Ballon d'Or 2024. C'est comme s'il avait toujours un temps d'avance sur ses adversaires tant il arrivait à créer des décalages en une touche de balle. Un atout précieux face aux blocs bas.
Lamine Yamal (7) : très attendu pour sa première titularisation dans ce Mondial 2026, l'ailier droit a montré dès les premières secondes qu'il était là pour faire des différences. Il a d'ailleurs ouvert le score dès la 10e minute. Bien lancé, il a continué à malmener le pauvre Al-Harbi. Mais il a parfois manqué de précision sur ses centres et ses frappes. Ménagé et remplacé à la 46e par Yeremy Pino (3,5), qui a curieusement laissé le couloir droit au latéral Porro. Résultat, on ne l'a quasiment pas vu, sauf lorsqu'il a subi un coup de coude du Saoudien Al-Tambakti.
Dani Olmo (6,5) : très mobile entre les lignes saoudiennes, le milieu offensif a facilité la verticalité du jeu espagnol. Toutes ses initiatives n'ont pas été une réussite mais il est quand même récompensé par une passe décisive de la tête. Une belle inspiration. Remplacé à la 61e par Mikel Merino (non noté), auteur de passes tranchantes, notamment celle pour Ferran Torres dans la profondeur.
Álex Baena (6) : à l'origine du but de Yamal avec une bonne passe en profondeur, le milieu offensif de l'Atletico Madrid n'a pas toujours été en réussite. Il a souvent été trouvé sur son côté gauche où ses centres et ses tentatives de frappe n'ont rien donné. Remplacé à la 61e par Nico Williams (non noté).
Mikel Oyarzabal (9) : voir commentaires ci-dessus.
ARABIE SAOUDITE :
Mohammed Al Owais (3) : certes, le gardien saoudien a réussi quelques arrêts. Mais il n'a pas été décisif pour son équipe qu'il a bien failli enfoncer avec une relance sur Oyarzabal qui a seulement trouvé la barre. Malheureux, il contribue au but contre son camp d'Al-Tambakti.
Saud Abdulhamid (3) : connu pour ses velléités offensives à Lens, le latéral droit, même dans ce rôle de piston, n'a jamais pu attaquer. Il valait mieux rester concentré sur ses tâches défensives, d'autant qu'il n'a pas été irréprochable. On peut notamment évoquer sa passivité sur le premier but d'Oyarzabal.
Hassan Al Tambakti (2) : d'abord présent sur les centres espagnols, le défenseur central a ensuite pris l'eau lorsque la Roja a mis son jeu en place. Sans parler de son but contre son camp sur lequel il ne peut rien faire, la mobilité de ses adversaires lui a donné le tournis.
Ali Lajami (4) : ajouté au onze pour former une arrière-garde à 5, le défenseur central n'a pas empêché son équipe de couler. Et ce malgré ses bonnes interventions. Il réussit par exemple deux retours in extremis sur Oyarzabal et Ferran Torres.
Abdulelah Al-Amri (3) : peu à l'aise sous pressing, le défenseur central a perdu des ballons dangereux. Et comme si ça ne suffisait pas, il est étrangement passif dans son duel face à Oyarzabal, passeur décisif pour Yamal. Remplacé à la 60e par Alaa Al-Hejji (non noté).
Moteb Al Harbi (2) : en voyant la feuille de match, le piston gauche savait à quoi s'attendre. Yamal lui a annoncé la couleur dès les premières secondes de jeu et le calvaire a duré tout au long de la première période. Sans doute ravi de voir le Barcelonais sortir à la mi-temps, il n'a pas pour autant bloqué son couloir ensuite emprunté avec facilité par le latéral droit espagnol Porro.
Nasser Al Dawsari (3,5) : à peine le temps de lever la tête et le milieu saoudien était déjà victime du pressing espagnol. Il a au moins eu le mérite de tenter des percées balle au pied, sans succès. Remplacé à la 90e par Khalid Al-Ghannam (non noté).
Abdullah Alkhaibari (2) : manifestement, son festival de ballons perdus près de sa surface a rapidement agacé son sélectionneur. Remplacé dès la 46e par Mohamed Kanno (3), dont le déchet technique a empêché toute action offensive sur le couloir droit. A noter aussi un vilain coup de coude sur Rodri.
Musab Al Juwayr (2) : censé animer le couloir droit, l'ailier n'a absolument pas existé. Sur l'un de ses rares ballons touchés dans le camp adverse, il s'est fait bouger par Laporte. Remplacé à la 46e par Abdullah Alhamddan (4,5), qui a amené son énergie et qui a au moins cadré la seule frappe de l'Arabie Saoudite, même si sa tentative n'a pas inquiété le gardien Unai Simon.
Firas Al-Buraikan (2) : mangé par la charnière centrale de l'Espagne, l'avant-centre n'a jamais pesé dans ce match. Il faut néanmoins reconnaître que les ballons reçus étaient difficiles à négocier. Remplacé à la 60e par Mohamed Abu Al-Shamat (non noté).
Salem Al Dawsari (3) : plein de bonnes intentions en début de match, le principal atout offensif de l'Arabie Saoudite s'est systématiquement heurté au travail défensif des Espagnols. Bien pris par Cubarsi, il s'est rapidement frustré, ce qui explique peut-être sa semelle sur Porro sanctionnée d'un carton jaune.
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ESPAGNE 4-0 ARABIE SAOUDITE (mi-tps: 3-0) - CdM 2026 - 1er tour, Groupe H / 2e journée
Stade : Mercedes-Benz Stadium, Atlanta - Arbitre : Raphael Claus, Brazil
Buts : Lamine Yamal (10e) Mikel Oyarzabal (21e) Mikel Oyarzabal (24e) Hassan Al Tambakti (49e, csc) pour ESPAGNE
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VIDEO : le résumé d'Espagne - Arabie Saoudite (3 min)
La star espagnole Yamal a ouvert le score dès la 10e minute
Double buteur, l'attaquant espagnol Oyarzabal a conclu une belle action (3-0, 24e)
Le pointu de l'Espagnol Ferran Torres a fini à côté