Strasbourg revit déjà le même scénario. Après Liam Rosenior, parti à Chelsea en janvier, le Racing a perdu son successeur Gary O'Neil, désormais engagé jusqu'en juin 2029 avec Ipswich Town. Le technicien anglais a assumé son choix sans détour lors de sa présentation. «La Premier League correspond à mon ambition personnelle. Pouvoir coacher en Premier League, c'est le summum d'une carrière. Je ne pouvais pas refuser» , a expliqué l'ancien coach de Bournemouth et Wolverhampton.
Un départ qui surprend
Sur le fond, la décision d'O'Neil n'a rien d'illogique. Ipswich lui offre un retour dans le championnat le plus exposé du monde, dans un environnement qu'il connaît et avec un contrat longue durée. Mais la manière interroge davantage. Selon L'Equipe, l'entraîneur de 43 ans avait longtemps caché ses contacts avec les Tractor Boys, alors qu'il participait encore à plusieurs réunions liées à la préparation de la saison prochaine, notamment sur le mercato.
Dans les bureaux de la Meinau, la surprise a donc été réelle. O'Neil assurait pourtant partir en bons termes avec BlueCo et Strasbourg, après une expérience française qu'il juge formatrice. Le Racing récupère environ 5 M€ dans l'opération, bonus compris, mais cette compensation ne règle pas tout. À deux semaines de la reprise, prévue le 8 juillet, le club alsacien doit reconstruire un staff complet et relancer un projet déjà secoué une première fois l'hiver dernier.
Encore un Britannique ?
Ce nouveau départ fragilise forcément la stratégie du Racing. Strasbourg a attiré deux entraîneurs britanniques en quelques mois, Rosenior puis O'Neil, mais les deux ont rapidement repris la direction de l'Angleterre. L'image est délicate : le club alsacien peut séduire des techniciens ambitieux, mais il peut aussi devenir une parenthèse utile avant un retour vers un projet anglais plus prestigieux ou plus conforme à leurs aspirations.
Pourtant, la direction ne semble pas vouloir renier cette ligne. Marc Keller et David Weir ont déjà noué des contacts avec plusieurs profils, principalement étrangers, et un nouvel entraîneur britannique reste une possibilité. Une décision est attendue dans les dix prochains jours. Après deux départs aussi rapides, ce choix confirmerait une orientation claire, mais il poserait aussi une question simple : Strasbourg peut-il encore être autre chose qu'un tremplin dans le projet BlueCo ?
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