«Qu'il s'agisse du climat, des droits de l'homme, des maladies ou du handicap, nous sommes déterminés à apporter notre contribution», expliquait Gianni Infantino au début de l'année, en préambule de la Coupe du monde 2026.
Concernant le premier point, le président de la FIFA a effectivement contribué… à polluer un peu plus la planète. Selon une enquête de la BBC, le patron du football mondial a assisté à 24 matchs en 17 jours depuis le début de la compétition grâce à son jet privé, pour un bilan carbone assez catastrophique.
516 tonnes de CO2 émises en 17 jours
Les chiffres détaillés depuis le 11 juin, date du match d'ouverture entre le Mexique et l'Afrique du Sud (2-0) à Mexico ? D'après le média britannique, l'ancien bras droit de Michel Platini dispose d'un bilan carbone équivalent à celui de 78 personnes sur une année entière, avec une émission de 516 tonnes de CO2 pour 50000 kilomètres parcourus et plus de 66 heures passées dans les airs. Vous l'aurez compris, le patron du football mondial a parfois assisté à deux, voire trois rencontres par jour.
Le lundi 15 juin, par exemple, Infantino a voyagé de Miami à Seattle pour le match entre la Belgique et l'Egypte (1-1), avant de remonter dans son jet privé, direction Los Angeles, pour la confrontation entre l'Iran et la Nouvelle-Zélande (2-2) : 4000 kilomètres au total. Soit un peu moins qu'un autre trajet réalisé la veille depuis Vancouver, où il a assisté à Australie-Turquie (2-0), avant de retourner en Floride : 4500 kilomètres, un record qui sera difficilement battu.
La FIFA se défend
La BBC met également en exergue certains déplacements qui auraient pu être réalisés via d'autres moyens de transport, comme ce vol entre Philadelphie et le New Jersey - 148 kilomètres de distance - pour répondre à une interview de Fox Sports dans la matinée du 23 juin. Plus tard dans la journée, Infantino est remonté dans son jet privé, direction Boston, puis Toronto au Canada. À noter qu'il a également utilisé d'autres avions commerciaux, dont un de la compagnie Qatar Airways.
«Le président de la FIFA voyage régulièrement, accompagné des responsables concernés, pour des raisons professionnelles et liées aux tournois, et s'efforce de se rendre dans les fédérations membres de la FIFA dès qu'il en a l'occasion. Ces déplacements sont parfois organisés sur des vols commerciaux (y compris des compagnies low-cost) et parfois à bord d'un jet privé, selon ce qui s'avère le plus efficace et le plus rentable compte tenu des circonstances», s'est justifiée l'instance.
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