La Suisse n'est sans doute pas près d'oublier son élimination en quarts de finale du Mondial 2026. Et pour cause, la Nati a fini par céder face à l'Argentine (3-1 ap) après un fait de jeu quasi inédit.
On jouait la 72e minute la nuit dernière lorsque les Suisses, qui venaient d'égaliser grâce à Dan Ndoye (67e), se retrouvaient subitement à 10 sur une situation a priori anodine.
Le tournant du match
Connu pour son agressivité à la récupération, l'Argentin Leandro Paredes récoltait d'abord un carton jaune pour une faute sur Embolo. Mais l'arbitre portugais João Pinheiro, appelé par ses assistants à la VAR, constatait la simulation du Rennais. L'officiel décidait donc d'innocenter l'ancien Parisien et d'infliger un deuxième avertissement à Embolo, déjà sanctionné juste avant la mi-temps.
De quoi agacer les acteurs de la Nati révoltés dans leurs déclarations d'après-match. «C'est juste catastrophique, a lâché le milieu Fabian Rieder. Je ne sais pas ce que cet arbitre a fait, là. Je ne sais pas, je ne comprends pas pourquoi ils l'appellent pour une situation comme celle-là. Je ne comprends pas comment la VAR peut changer un match avec une situation comme cela, il faut juste laisser l'arbitre faire son boulot.» D'autant que la Suisse considère que d'autres situations similaires n'ont pas été sanctionnées.
Les Suisses ne comprennent pas
«C'est la première fois que je vois ça, s'est étonné Ndoye. C'est dur à accepter. Passer d'un jaune pour eux à un jaune pour nous, après toutes les simulations que l'on a vues... On a l'impression d'avoir eu un arbitrage à deux vitesses.» Sans aller jusqu'à dénoncer la partialité de l'arbitre, le sélectionneur Murat Yakin, lui, aurait simplement aimé que l'officiel n'inflige pas d'avertissement à Paredes. Ainsi, la VAR n'aurait pas pu intervenir.
«Que l'erreur de l'arbitre amène au final une décision en notre défaveur, ça ne fait pas partie du football» , s'est plaint le technicien, dont le capitaine Granit Xhaka a tenté de mesurer ses propos, avant de craquer sur la fin de sa déclaration. «Les règles sont les règles et on ne peut pas les changer, a d'abord reconnu le milieu de terrain. Mais cette décision tue le match. Je ne sais pas ce qu'il (l'arbitre, ndlr) pouvait faire d'autre mais ne tue pas le match.» En réalité, une fois appelé par l'assistance vidéo, João Pinheiro ne pouvait qu'exclure Embolo.
Almiron, la première victime
La nouvelle règle mise en place dans ce Mondial 2026 est claire et avait déjà été appliquée lors du match de la phase de groupes entre les Etats-Unis et le Paraguay (4-1), lorsque le Sud-Américain Miguel Almiron avait finalement récupéré le carton jaune d'abord donné à Team Ream. Les conséquences étaient certes moins graves pour le Paraguayen. Mais après cet épisode qui annonçait la couleur, Embolo, sorti en larmes et moqué sur les réseaux sociaux, ne peut s'en prendre qu'à lui-même.
VIDEO : le plongeon de l'attaquant suisse Breel Embolo
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