«J'ai hâte de jouer et de me mesurer à la compétition. L'AC Milan est l'un des plus grands clubs du monde et je veux juste jouer» , a confié Gonçalo Ramos. À 25 ans, l'ancien Parisien possède déjà un CV très solide, mais sa carrière laisse encore un sentiment d'inachevé.
Avec le Paris Saint-Germain, il a surtout été cet attaquant capable de répondre présent lorsqu'on faisait appel à lui, sans jamais disposer suffisamment longtemps des clés de l'attaque.
Milan mise tout sur lui
Avec 45 buts en trois saisons parisiennes, le Portugais n'a pourtant pas démérité. Une moyenne de 15 réalisations par exercice reste très correcte pour un joueur rarement installé comme premier choix. Mais Milan n'a pas investi une somme record (74 M€) pour lui demander de jouer les jokers. L'avant-centre lusitanien arrive pour être la référence offensive de Ruben Amorim et devra désormais montrer ce qu'il peut produire avec du temps de jeu, de la continuité et une confiance totale de son compatriote.
L'attente est d'autant plus forte que les Rossoneri cherchent depuis longtemps un véritable serial buteur. Zlatan Ibrahimovic reste la dernière référence évidente dans ce registre. Carlos Bacca avait connu une belle saison sans s'inscrire durablement dans le temps, tandis qu'Olivier Giroud a ensuite affiché une remarquable régularité sans atteindre des totaux vertigineux. Les expériences plus récentes, notamment avec Santiago Giménez, n'ont pas davantage réglé le problème. Une saison autour de 20 à 25 buts de Ramos changerait donc déjà beaucoup de choses.
Le PSG l'a peut-être préparé à ce moment
L'ancien joueur de Benfica n'est pas un attaquant capable de fabriquer seul 35 buts par saison. Formé plus bas sur le terrain avant de se spécialiser progressivement dans la surface, il reste un joueur de ballon intelligent, plutôt mobile et redoutable dans ses déplacements. Avec le temps, l'ex-Parisien est surtout devenu un véritable renard, capable de sentir les situations et d'être décisif avec peu de touches. Son efficacité dépendra donc aussi de la capacité de ses nouveaux partenaires à l'alimenter régulièrement.
Ses années parisiennes peuvent finalement lui avoir servi de préparation. Ramos y a découvert une concurrence permanente, les très grands rendez-vous et l'obligation d'être performant avec peu de minutes. Après un Mondial 2026 où Cristiano Ronaldo lui a encore barré la route, il arrive désormais à un âge où il doit également revendiquer la succession en sélection. Milan lui offre enfin ce qui lui manquait jusque-là, un statut de numéro un. À lui de prouver qu'il peut désormais faire autre chose que parfaitement jouer les doublures.
Gonçalo Ramos peut-il devenir le grand 9 attendu par Milan ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …