Luis Enrique ne veut surtout pas voir son équipe s'endormir sur ses succès. Malgré deux Ligues des Champions consécutives, l'entraîneur du Paris Saint-Germain continue de réclamer la même exigence à son groupe. À Rennes, deux de ses principaux cadres l'ont appris dès la première journée.
Luis Enrique – «il n'y a pas de crédit»
Mené 2-0 à la pause, Luis Enrique n'a pas hésité à remplacer Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia pour lancer Ferran Torres et Mika Godts. Un choix fort, surtout concernant le Ballon d'Or en titre, mais parfaitement assumé. «Le Paris Saint-Germain n'a rien gagné, rien. Si tu penses à ce que tu as gagné, tu ne vas rien gagner» , a lancé l'Espagnol au micro de Ligue 1+. Pour lui, les performances passées ne doivent jamais devenir un passe-droit.
«Il n'y a pas de crédit. Tu dois montrer chaque jour, chaque match, chaque entraînement, que tu es prêt» , a poursuivi le coach parisien. Une philosophie déjà affichée avant cette reprise, lorsqu'il prévenait que certains joueurs resteraient parfois hors de la feuille de match en raison d'une concurrence devenue encore plus forte. «Sinon, c'est facile de se reposer et glisser» , a insisté l'ancien coach du FC Barcelone après la rencontre.
Une concurrence entretenue volontairement
Le scénario au Roazhon Park a immédiatement donné du poids à ce discours. Entré à la pause, Ferran Torres a inscrit les deux buts qui ont permis au PSG d'arracher le nul, confirmant d'entrée que les nouvelles recrues ne sont pas venues uniquement pour épaissir le banc. «C'est important pour moi de voir qu'il y a autant de joueurs qui sont prêts» , s'est réjoui Luis Enrique, convaincu que «les places sont encore plus chères» cette saison.
Et le technicien parisien compte visiblement entretenir cette tension. «On cherche tout le temps à trouver les meilleurs joueurs, à chaque match. C'est plus difficile que l'année dernière et c'est notre ambition» , a expliqué l'Asturien, tout en se félicitant d'un «très bon mercato» et en laissant encore la porte ouverte à d'autres possibilités. Une concurrence permanente pensée pour éviter tout relâchement. «Pour gagner tout le temps, tu dois sortir de ta zone de confort.» Chez Luis Enrique, même les plus grands noms sont prévenus.
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