L'été a laissé des traces. Julian Alvarez (26 ans) voulait partir, le FC Barcelone était sa destination privilégiée et l'Atletico Madrid a opposé un refus catégorique à son transfert chez un concurrent direct. Plusieurs semaines plus tard, tout le monde est pourtant encore là.
Le marché a fermé ses portes et une nouvelle période commence désormais pour un joueur condamné à cohabiter avec un club qui n'a jamais envisagé de s'en séparer.
Une paix froide à installer
Sportivement, la situation paraît finalement assez simple. Diego Simeone voulait conserver le champion du monde 2022 pour le faire jouer, pas pour le punir, et l'Atletico n'aurait de toute façon aucun intérêt à dévaloriser un joueur aussi important. L'Argentin n'a pas davantage intérêt à traîner la patte : ses performances conditionneront aussi bien la saison madrilène que sa propre position lors des prochaines discussions sur son avenir.
Le véritable problème se trouve désormais dans les tribunes. Déjà sifflé contre Villarreal (2-2), Alvarez doit reconquérir un public qui a mal vécu son désir de rejoindre le Barça. Les buts peuvent rapidement calmer les tensions, mais probablement pas effacer totalement ce qui s'est passé. Tant qu'il reste performant et discret sur son avenir, une cohabitation apaisée semble possible. Au moindre nouveau message en direction de la Catalogne, la fracture pourrait en revanche réapparaître immédiatement.
Un départ encore très loin
Un transfert dès janvier apparaît difficile à imaginer. Après avoir refusé de céder tout l'été et affiché une position particulièrement ferme vis-à-vis du Barça, l'Atletico aurait du mal à changer complètement de discours quelques mois plus tard, en pleine saison. Surtout si Alvarez retrouve son meilleur niveau et redevient indispensable à Simeone. À moins d'un retournement spectaculaire, le mercato hivernal ressemble davantage à une nouvelle période de rumeurs qu'à une véritable porte de sortie.
L'été 2027 pourrait être bien différent. L'Atletico disposerait alors du temps nécessaire pour préparer sa succession et pourrait envisager une vente sans donner l'impression d'avoir cédé sous la pression. Resterait une question essentielle : à qui ? Si Alvarez ne veut toujours que le Barça, le blocage pourrait se prolonger. S'il accepte d'étudier d'autres destinations, le rapport de force changerait complètement. D'ici là, l'ancien joueur de Manchester City n'a qu'une seule manière de reprendre la main : faire parler le terrain.
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