le 27/01/2009 à 14h57

Diouf ouvre les hostilités

A la veille de se rendre à Gerland pour y affronter l'Olympique Lyonnais en 16e de finale de la Coupe de France, Pape Diouf s'est exprimé au sujet du faible degré de popularité du club rhodanien. Pour le président marseillais, l'OL ne sera tout simplement jamais l'OM. La réponse de Jean-Michel Aulas ne devrait pas tarder.

Si l'Olympique Lyonnais occupe le haut de l'affiche depuis sept ans maintenant sur le plan sportif, c'est bien l'Olympique de Marseille qui continue d'être le club préféré des Français. Le club septuple champion de France souffre parfois de sa faible cote d'amour, au point de s'en plaindre très souvent. A la veille du 16e de finale de Coupe de France opposant sa formation au club rhodanien, Pape Diouf a donné son avis sur la maigre popularité des Gones. Pour le président phocéen, l'OL ne sera tout simplement jamais l'OM. «Je crois que la popularité d'un club tient dans ses gênes, a expliqué le dirigeant marseillais dans les colonnes de France Football ce mardi. Historiquement, Lyon n'a jamais déclenché de passion.»

«Lyon est un peu froid, comme M. Aulas»

Diouf a d'ailleurs sa recette pour modifier la donne. Mais celle-ci paraît difficilement applicable. «Il faudrait greffer Marseille à Lyon, je ne vois que ça» , a ironisé le président phocéen. La personnalité du président lyonnais aurait également sa part de responsabilité dans le manque de reconnaissance de l'OL estime l'ancien agent de joueurs. «M. Aulas est comme il est, mais ce n'est pas sa personnalité qui peut nourrir une antipathie. Lyon ressemble à un ordinateur super programmé, un peu froid, comme l'est M. Aulas, qui fabrique des logiciels, considère le président marseillais. Mais ce dernier a d'autres qualités. Et je remarque que tous les clubs français ont eu des présidents omnipotents. Roger Rocher, Claude Bez, Bernard Tapie…»

«Cette tendance à toujours ruer dans les brancards est le propre de tout président, poursuit Diouf. Cela existe aussi à l'étranger : le vice-président du Milan AC, Adriano Galliani, me disait qu'il est bon parfois de crier, même s'il ne se passe rien…» Si les propos de Pape Diouf possèdent une indéniable part de vérité, ils auront à n'en pas douter une conséquence : fournir une source de motivation aux Lyonnais à la veille de la réception de l'OM. Jean-Michel Aulas n'en attendait probablement pas tant. Et en cas de victoire demain mercredi, le président lyonnais ne devrait pas se gêner pour répondre à son homologue marseillais…

Par Pierre-Damien Lacourte, le 27/01/2009 à 14h57
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