Les 100 premiers jours, pour un homme politique comme pour un entraîneur de football, ressemblent souvent à une sorte de lune de miel. Tout est beau, tout fonctionne, et les critiques se font rares.
José Mourinho en est à 70 et, au lendemain d'une victoire difficile du Real Madrid contre l'Inter Milan (2-1) en Ligue des Champions, sans oublier la défaite sur la pelouse du Betis Séville (0-1) le week-end dernier, le technicien portugais ne confirme pas le mythe, lui qui fait face une première zone de turbulences. Avec des sifflets du Santiago-Bernabéu pour le prouver.
«C'est tellement facile de jouer contre le Real Madrid»
Des critiques assez justifiées, car le constat est implacable : rien n'a changé au sein de la Maison Blanche. Recruté au Benfica Lisbonne pour dépoussiérer l'armoire à trophées après deux saisons blanches, le Special One rencontre les mêmes difficultés que ses prédécesseurs pour apporter une véritable identité de jeu. Le Real Madrid ne ressemble toujours pas à une véritable équipe, son trio d'attaque peine à s'entendre, et la friabilité défensive inquiète forcément les observateurs.
«C'est tellement facile de jouer contre le Real Madrid, a pointé du doigt l'ancien milieu de terrain madrilène Steve McManaman, sur TNT Sports. Ils ne pressent pas, il suffit d'une passe pour trouver quelqu'un de libre derrière. L'Inter n'arrive simplement à convertir aucune de ses occasions. Jude Bellingham, Huijsen et Konaté ont été les meilleurs.» L'ex-international anglais oublie visiblement Thibaut Courtois, sans qui les Merengue auraient rapidement pu être menés mardi soir.
La responsabilité du Special One
Malgré cet oubli, son analyse est juste. Et, bien qu'il ait décidé de ne pas le nommer, Mourinho est responsable du jeu proposé par son équipe, de ses failles comme de ses qualités. Habile communicant, le Portugais s'est par exemple félicité du pressing effectué par Federico Valverde pour inscrire le second but, tout en répondant à côté lorsque les questions sur la perméabilité de son équipe ont été posées, ou celles sur les sifflets. Les supporters, eux, s'agacent et s'inquiètent. À raison ?
«Il y a du changement par rapport à la saison passée, notamment dans les connexions devant, mais il y a toujours de grosses lacunes. Ils vont souffrir cette année, a prédit l'ancien défenseur central blaugrana Samuel Umtiti sur RMC. (…) Il n'y a aucune solidité, peu importe le secteur de jeu. Il n'y a pas de structure, pas de cadre. Tout le monde pensait que ça allait changer avec José Mourinho et, même si ce n'est que le début, je pense que ça va être très compliqué pour eux cette saison.»
D'après vous, le Real Madrid va-t-il réaliser une nouvelle saison blanche ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…