le 11/09/2026 à 13h39

Naples : Allegri, vraiment le bon choix ?

Massimiliao Allegri a déjà des détracteurs parmi les fans.
Choisi pour prendre la succession d'Antonio Conte, Massimiliano Allegri connaît déjà ses premières turbulences à Naples. Après trois défaites consécutives, le technicien italien voit ressurgir les doutes qui accompagnaient sa nomination. Avec, déjà, une question : son profil est-il toujours adapté en 2026 ?

Le Napoli n'est pas en crise. On en est encore loin. Mais après un succès contre le Genoa (0-2), les revers face à Côme (1-2), l'Inter (3-2) et Arsenal (0-1) ont rapidement fait apparaître les premières critiques. Plus que les résultats après seulement quatre matchs officiels, c'est la manière qui nourrit le débat et remet sur la table une interrogation qui existait bien avant cette mauvaise série.

Un choix qui interrogeait déjà

Aurelio De Laurentiis voulait travailler avec Allegri depuis plusieurs années et avait déjà tenté de l'attirer en 2021. Après le départ d'Antonio Conte, sa nomination n'avait donc rien d'illogique. Seulement, vouloir l'Italien à l'époque et miser sur lui en 2026, ce n'est pas tout à fait la même chose. Son second passage à la Juventus a renforcé l'image d'un entraîneur toujours habile dans la gestion des matchs, mais davantage discuté lorsqu'il s'agit de construire une équipe capable d'imposer durablement son jeu.

Il serait toutefois facile d'idéaliser l'héritage laissé par Conte, déjà en difficulté en Ligue des Champions la saison dernière. Reste que les premières sorties d'Allegri n'ont pas dissipé les interrogations. Contre Côme, Naples a eu 58% de possession et frappé 21 fois sans se procurer une seule grosse occasion. À l'Inter, les Partenopei ont été bien plus dangereux avec seulement 37% du ballon et deux buts d'avance, mais ont concédé 29 tirs avant de s'incliner. Deux scénarios opposés, avec une même difficulté à vraiment contrôler les matchs.

Pas encore une crise, mais déjà des réponses attendues

Face à Arsenal, l'écart a cette fois sauté aux yeux. Naples n'a produit que 5 tirs, aucune grosse occasion et 0,23 xG, contre 26 tentatives et 4,04 xG pour les Gunners. Le score final masque donc largement la domination anglaise. Allegri a pourtant évoqué une «bonne prestation» , une appréciation qui résume aussi sa vision du football : rester en vie dans un match compte parfois davantage, à ses yeux, que donner le sentiment de le contrôler. L'épisode Noa Lang, écarté après un accrochage à l'entraînement avant de présenter ses excuses, est venu ajouter un peu de bruit sans permettre de parler de crise interne.

Trois défaites ne suffisent évidemment pas à condamner Allegri, mais Naples ne l'a pas choisi pour lui accorder un long apprentissage. L'idée était précisément de récupérer un entraîneur capable d'apporter rapidement de la maîtrise et des résultats. Pour l'instant, ses premières semaines ne permettent pas d'affirmer que son football appartient au passé. Elles n'ont surtout rien fait pour dissiper le doute qui entourait déjà sa nomination. Face à Arsenal, l'incapacité de Naples à imposer quoi que ce soit ressemblait même exactement à ce que redoutaient les sceptiques au moment de son arrivée.

Massimiliano Allegri, le bon choix pour Naples ? N'hésitez pas à jouer et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Youcef Touaitia, le 11/09/2026 à 13h39
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