Olivier Létang ne décolère pas ! Furieux après le nul concédé contre le Paris Saint-Germain (2-2) en Ligue 1 le 28 août dernier en raison d'un temps additionnel trop long à son goût, le président de Lille avait chargé l'arbitre Éric Wattellier.
Pour ses propos, le patron des Dogues, épinglé par le Conseil national de l'éthique, a écopé d'une amende de 20 000 euros de la part de la Commission de discipline de la Ligue de football professionnel.
Létang, un mail pour boycotter la DTA
Agacé par cette sanction, l'ancien dirigeant du PSG a envoyé un mail au directeur national de l'arbitrage, Anthony Gautier, avec en copie le boss de la LFP, Vincent Labrune, pour signifier qu'il ne voulait plus échanger avec la DTA. «La Commission de discipline de la LFP m'a sanctionné lourdement le 16 septembre 2026 malgré mes explications circonstanciées et la production de documents. Dans le même temps, mes correspondances du lundi 14 septembre 2026 sur les faits graves constatés lors de la rencontre LOSC - ESTAC Troyes sont restées sans réponse, et la communication de la Direction de l'arbitrage sur ces événements a été totalement inadaptée», a tout d'abord fustigé Létang.
«Au surplus, le temps consacré, les efforts consentis et les propositions formulées par mes soins pour améliorer notre football ne sont, selon moi, pas entendus. Les échanges se déroulent sans véritable débat contradictoire et manquent de transparence et d'efficacité, ce qui m'expose personnellement et me donne le sentiment que nous perdons notre temps. C'est dommage, car il y a tant à faire. J'ai donc décidé, avec regret, à compter de ce jour, de ne plus participer aux réunions portant sur l'arbitrage, ni à aucune réunion avec les membres de la Direction de l'arbitrage», a-t-il annoncé dans un document partagé par L'Equipe ce vendredi.
Le syndicat des arbitres également remonté...
Et pourtant, il faut rappeler que Létang, considéré comme récidiviste, risquait une longue suspension et a été plutôt épargné par ce verdict. Le syndicat des arbitres a d'ailleurs déploré une sanction trop légère. «Nous n'en sommes qu'aux premières journées de nos championnats professionnels. Il n'aura pas fallu longtemps pour que le signal d'alarme doive être tiré», a jugé le SAFE.
«Nous nous interrogeons sur la portée réelle d'une telle mesure. Pour 20 000 euros, il est désormais possible de mettre en doute l'impartialité d'un officiel voire le récuser, marquant ainsi l'irrespect le plus total pour les femmes et les hommes arbitres. Nous demandons du calme et de la retenue pour celles et ceux qui restent les garants de la règle. Il y a des manières de se parler. Il existe des protocoles pour échanger. Respectons-les», a demandé le syndicat. Comme tous les ans, l'arbitrage reste au centre des débats...
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