le 26/09/2026 à 18h48

Barça : Yamal, une autre vision du football

Yamal est animé par une seule chose : l'amour du jeu.
Lamine Yamal est un joueur différent. Il ne cesse de le prouver chaque week-end avec le FC Barcelone, ainsi qu'à chaque grande compétition avec l'Espagne. Que ce soit dans son approche du jeu, dans ses objectifs, ou encore dans ce qui l'anime au moment de pénétrer sur le terrain.

Comme Kylian Mbappé, Lamine Yamal est en pleine campagne pour le Ballon d'Or 2026. Avant le choc entre l'Espagne et l'Angleterre ce samedi en Ligue des Nations, le prodige du FC Barcelone a ainsi accordé une longue interview à The Guardian. Dans celle-ci, on découvre un joueur différent, loin de cette image arrogante qui lui colle parfois à la peau.

Le gamin de 19 ans en ressort bien plus mature qu'il n'y paraît, à commencer par son approche concernant la plus prestigieuse des récompenses individuelles.

«Viendra un moment où il n'y aura plus de débat» pour le Ballon d'Or

«Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas seulement cette année que j'ai le niveau pour remporter le Ballon d'Or, mais depuis plus longtemps déjà. Tout le monde le sait, que je fais la différence. Je pense que les gens se disent : 'Lamine a 19 ans, il le remportera un jour ou l'autre, alors pourquoi ne pas choisir quelqu'un d'autre'. Je n'ai qu'à gagner, gagner, gagner, et il viendra un moment où il n'y aura plus de débat», a déclaré celui qui, visiblement, n'en ferait pas un drame s'il n'était pas récompensé le 26 octobre.

«Je ne ressens pas de pression dans le football. Je ne vais jamais rester allongé chez moi à me dire : 'J'ai vraiment mal joué, je n'ai pas remporté le Ballon d'Or, on n'a pas gagné le championnat'. C'est une question de responsabilité : j'ai ma famille. J'ai souffert, j'ai lutté à leurs côtés, on a traversé des moments difficiles et maintenant qu'on profite de la vie, je dois continuer. Dans le football, il n'y a pas de peur», a poursuivi l'ailier blaugrana, avant d'en dire plus sur les difficultés qui ont façonné son enfance dans la cité catalane.

Yamal raconte son enfance difficile

«J'ai vu ma mère se démener pour que je puisse jouer au football. J'ai vu mon père arpenter les rues pour ramasser de la ferraille afin que je puisse manger, a raconté le champion du monde dans The Guardian. Ça, c'est la peur. Maintenant, si j'avais un fils, je pourrais m'occuper de lui. Si ma mère ou mon père ont besoin de quoi que ce soit, je peux les aider. Je n'ai plus cette peur aujourd'hui, et c'est la seule peur que je pouvais avoir dans la vie.» Une enfance difficile, qui a aussi fait de lui le footballeur qu'il est aujourd'hui.

Car, comme tous les meilleurs joueurs de l'histoire, Yamal a démarré dans la plus grande fabrique à champions, à savoir la rue. «Le Barça m'a apporté le contrôle, la compréhension, l'intelligence de jeu. Dans la rue, il n'y a pas d'intelligence de jeu : tu fonces sur ton adversaire, puis tu repars de plus belle. J'ai ça en moi. Si je n'étais pas venu d'où je viens et si je n'étais pas passé par La Masia, je ne serais pas devenu ce que je suis aujourd'hui», a ajouté Yamal, qui dénonce également le football «mécanisé» d'aujourd'hui.

«Je ne joue pas pour l'argent, je joue parce que j'adore le football»

«Il y a des joueurs comme moi, Pedri et bien d'autres, qui ont cette étincelle particulière, a-t-il estimé lors de ce long entretien. Il y a ce geste typique de Neymar quand il s'arrête, feinte et part dans l'autre sens : j'ai regardé tellement de vidéos de lui. J'essaie de jouer avec mes adversaires, de m'assurer qu'ils ne peuvent pas me mécaniser, qu'ils ne savent pas où je vais aller.» Pour l'instant, cela marche plutôt bien. Et, si les blessures l'épargnent, le prodige est bien parti pour faire souffrir les défenseurs pendant encore de longues années.

«Le truc, c'est que j'adore le football. Je ne joue pas pour l'argent, je joue parce que j'adore ça. Les joueurs qui sont obsédés par les buts ou les passes décisives ne prennent pas de plaisir. Je joue pour le plaisir. (…) Pour le bonheur des supporters. Pour entendre les gens dire : 'Olé !'. C'est pour ça que je joue. J'y prends du plaisir. Je rentre chez moi et je me dis : 'Je me suis bien amusé'. Si tous les joueurs faisaient ça, on y prendrait beaucoup plus de plaisir», a conclu celui dont beaucoup devraient s'inspirer.

D'après vous, Yamal va-t-il remporter le Ballon d'Or cette année ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire»…

Par Gilles Campos, le 26/09/2026 à 18h48
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