le 03/10/2026 à 19h50

Turquie : la grande frustration

Arda Güler surnage, mais la Turquie coule...
Portée par une brochette de talents et l'ambition de retrouver les sommets, la Turquie semblait avoir démarré le processus pour changer de dimension. Mais après un Euro 2024 prometteur, les Turcs ont perdu le fil. Jusqu'à remettre en question l'avenir du sélectionneur Vincenzo Montella ?

La Turquie n'avait jamais semblé aussi bien armée pour regarder à nouveau vers les sommets. Qualifiée pour la troisième Coupe du monde de son histoire l'été dernier, la première depuis l'épopée de 2002 et sa troisième place historique, la sélection abordait cette compétition avec une ambition assumée.

Elle venait de réaliser deux promotions successives en Ligue des Nations afin de découvrir la ligue A pour la première fois, avait traversé les qualifications du Mondial avec sérieux malgré une lourde défaite contre l'Espagne (0-6) et, surtout, disposait d'une génération qui faisait saliver tout un pays.

Un Euro 2024 prometteur, mais sans lendemain

Arda Güler, Kenan Yildiz, Can Uzun : autant de jeunes talents appelés à prendre le relais de l'expérimenté Hakan Calhanoglu, capitaine et métronome de cette équipe. L'Euro 2024, achevé en quarts de finale par un revers étriqué face aux Pays-Bas (1-2), avait conforté cette impression de renouveau. La Turquie semblait avoir franchi un cap. Deux ans plus tard, ces espoirs sont déchus.

Depuis, tout s'est délité dans les grands moments. Contre l'Australie (0-2) puis le Paraguay (0-1) au Mondial, les Turcs ont multiplié les occasions sans parvenir à les convertir : 62 tirs, zéro but inscrit. Une inefficacité devenue le symbole d'une équipe qui peine désormais à donner corps à ses ambitions. Après ces rendez-vous manqués, les excuses promises au pays n'ont pas suffi à enrayer la chute.

Montella sur la sellette

Le début de la nouvelle campagne de Ligue des Nations a accentué le malaise. Battue d'entrée par la France de Zinédine Zidane (0-1), la Turquie a ensuite sombré à domicile face à l'Italie (1-4), avant de subir une nouvelle correction en Belgique (0-3), vendredi. Trois matchs, trois défaites, et toujours les mêmes maux : une attaque qui vendange, une équipe qui se désunit et une confiance qui semble avoir disparu.

Vincenzo Montella, qui souhaite conserver son poste, se retrouve désormais au centre de la tempête. Le sélectionneur italien jouera peut-être son avenir lundi, à Bologne, face à son pays natal. Un nouveau revers contre la Nazionale pourrait précipiter la fin de son mandat et contraindre la Turquie à repartir de zéro. Ce serait alors la fin d'un cycle dont le quart de finale de l'Euro 2024 restera le principal aboutissement. Une maigre récompense au regard des promesses suscitées par cette génération.

Quel regard portez-vous sur l'évolution de la Turquie ? N'hésitez pas à réagir et débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» ...

Par Clément Barbier, le 03/10/2026 à 19h50
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