Il y a eu les gagnants du premier rassemblement de Zinedine Zidane, les déceptions, les révélations. Et puis Maghnes Akliouche. Son nom a finalement assez peu circulé au moment de dresser les bilans, et c'est peut-être le plus révélateur. Le Parisien n'a pas raté son rassemblement, mais il ne l'a pas vraiment réussi non plus. Deux titularisations, de la disponibilité, quelques bonnes séquences techniques et, au bout du compte, peu de choses qui restent.
Toujours dans l'action, rarement au bout
Les qualités d'Akliouche sont pourtant faciles à apprécier. Fin techniquement, capable de porter le ballon, de le glisser dans un intervalle puis de poursuivre son déplacement pour offrir une nouvelle solution, l'ancien Monégasque sait faire vivre une action. Tout paraît souvent juste et fluide. Mais à mesure que le niveau monte, une question revient : où est le geste qui transforme réellement cette séquence ? La passe qui casse une ligne, l'élimination qui déséquilibre le bloc, la frappe, la dernière passe ? Akliouche accompagne beaucoup, mais fait encore trop rarement basculer, voire pas du tout.
La victoire contre la Belgique (4-1) a rendu le contraste particulièrement cruel. Après une nouvelle heure assez neutre du Parisien, Désiré Doué, Rayan Cherki et Michael Olise ont participé au renversement total de la rencontre. Tous ont du déchet, tous peuvent faire de mauvais choix, mais chacun possède une personnalité immédiatement identifiable balle au pied. Doué provoque, Cherki invente, Olise cherche constamment à faire mal. Avec Akliouche, l'impression demeure plus floue. Il joue, combine, se déplace correctement, sans toujours donner une raison évidente de le préférer aux autres.
Le train ne va pas l'attendre
Ce rassemblement représentait pourtant une opportunité idéale. Zidane ne l'avait pas convoqué dans sa liste initiale avant de le rappeler pour remplacer Warren Zaïre-Emery. Akliouche a ensuite obtenu bien davantage que quelques minutes de dépannage avec deux titularisations face aux Diables Rouges. Une occasion rêvée de bousculer la hiérarchie et de montrer au nouveau sélectionneur qu'il s'était trompé en l'écartant. Sans démériter, le Parisien n'a pas vraiment saisi cette chance et laisse surtout l'impression d'un joueur encore trop discret pour imposer sa présence lors du prochain rassemblement.
Il serait évidemment absurde de le condamner après quelques semaines au PSG, où Luis Enrique lui demande encore de s'adapter à un football différent. Mais la concurrence, elle, n'attendra pas. Recruté 50 M€ cet été, Akliouche n'a encore ni marqué ni délivré de passe décisive en Ligue 1, avec une seule offrande en Ligue des Champions. À 24 ans, bientôt 25, il doit désormais apporter davantage qu'un jeu agréable et propre. Paris avancera, les Bleus aussi. Son problème n'est peut-être pas ce qu'il fait mal, mais ce qu'il fait suffisamment mieux que les autres pour devenir indispensable.
Que pensez-vous des performances de Maghnes Akliouche ? N'hésitez pas à réagir et à débattre dans la zone «Ajouter un commentaire» …