le 04/02/2009 à 10h02

Diouf rappelle les objectifs

S'il nie toute crise, le président de l'Olympique de Marseille, Pape Diouf garde les deux défaites de la semaine passée en travers de la gorge et rappelle à ses joueurs l'objectif affiché du club, une qualification en Ligue des Champions. Au passage, le dirigeant égratigne les méthodes médiatiques de ses adversaires lyonnais et revient sur les critiques formulées récemment par Robert Louis-Dreyfus. Extraits.

Avec six points sur neuf en Championnat depuis la reprise, mais deux défaites à l'extérieur en une semaine (à Lyon en Coupe et à Sochaux), l'Olympique de Marseille traverse-t-il une mauvaise passe ? Son président, Pape Diouf profite d'une interview à L'Equipe pour rappeler les objectifs assignés à ses joueurs. «C'est sûr que les deux défaites d'affilée restent dans les esprits. Donc, on doit faire du match contre Bordeaux dimanche celui de la rédemption. C'est un adversaire direct à une place en C1, donc on peut parler de match à six points. L'objectif reste la Ligue des Champions. C'est écrit dans les gènes du club, dans son ADN.» La défaite à Lyon, synonyme d'élimination de la Coupe de France, ne va pas sans amertume. Si le président de l'OM ne conteste pas la supériorité des champions de France en titre ce soir-là, il regrette leurs méthodes médiatiques .

«Le genre le plus prisé à l'OL est de pondre des communiqués, déplore Pape Diouf… Mais si c'est l'OM qui fait ça, on devient les cibles des directeurs de conscience. J'ai entendu Aulas dicter la démarche technique de son entraîneur. On dit : «Aulas met la pression.» Si c'est Diouf, on va dire : «Qu'il se mêle de ce qui le regarde.» Tout ce qui vient de Lyon est bon.» Alors, parano, Pape Diouf ? Le président olympien réfute le qualificatif. «Ce sont des faits. La preuve : deux communiqués en quelques jours, il n'y a que Lyon pour faire ça. Ce n'est pas la politique des communiqués qui est notre marque de fabrique à l'OM…»

«On ne nous passe pas grand chose»

Si l'on en croit Pape Diouf, le staff marseillais ne bénéficie pas toujours de la patience nécessaire. «Etre à Marseille, c'est vivre en permanence sur le qui-vive, être soumis à l'arbitrage des incompétents et des nuls ! On ne nous passe pas grand-chose. Comme sur les transferts. Si Cavenaghi avait été recruté chez nous, il serait déjà reparti et on nous aurait taxés de tocardise, argue le dirigeant. Aujourd'hui, il est quasiment le meilleur buteur de L 1. Je ne saurai jamais si Erbate pouvait être le nouveau Naybet. Karim Ziani, sans certaines circonstances, serait parti car on disait qu'il n'était pas fait pour l'OM alors qu'il est l'un des meilleurs cette saison.»

Faut-il y déceler une allusion aux récent coup de pression de Robert Louis-Dreyfus, mécontent du recrutement et impatient de voir l'OM gagner enfin un titre après 16 années de disette ? Pape Diouf évoque un «moment d'incompréhension» et botte en touche. «Je tiens à le dire : une seule déclaration de RLD ne va pas battre en brèche l'excellente relation que j'ai avec lui depuis des années.» Quant à l'avenir d'Eric Gerets, en fin de contrat en juin, Pape Diouf se contente de prendre date. «Gerets et moi sommes suffisamment matures, proches. On se voit assez régulièrement. Le jour où une décision sera prise, on le dira. Laissez nous faire, vous verrez…» Rendez-vous est pris !

Par Patrick Juillard, le 04/02/2009 à 10h02
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