Le Ballon d'Or 2026 a rendu son verdict lundi soir. Après plusieurs mois de suspense et de débats, Harry Kane (33 ans) a remporté le prestigieux trophée individuel en terminant devant Kylian Mbappé et Lamine Yamal. Ce mardi, toute la presse internationale revient sur ce verdict.
L'Angleterre fête Kane
Outre-Manche, le couronnement d'Harry Kane est vécu comme un événement historique. Le Guardian évoque «la fin d'une attente de vingt-cinq ans pour l'Angleterre» , dont le dernier Ballon d'Or remontait à 2001, avec Michael Owen. Le quotidien estime que l'attaquant mérite pleinement cette distinction, récompensant une année marquée par le Soulier d'or européen, son rôle majeur dans le titre de champion d'Allemagne du Bayern Munich et son parcours avec la sélection anglaise.
The Sun résume l'enthousiasme national avec un jeu de mots en Une : «Yes he Kan !» . Le Daily Mail célèbre lui aussi une consécration méritée et présente Kane comme «une superstar débordant de discrétion et qui se tient à l'écart des polémiques» . Le Telegraph souligne, lui aussi, la fin de «25 années d'attente pour le football anglais» . La BBC considère que Kane, dont le meilleur classement précédent était une dixième place, a été «sans égal» sur le plan individuel la saison dernière.
L'Allemagne fière du succès de l'attaquant du Bayern
En Allemagne, où Kane évolue sous le maillot du Bayern Munich, le sacre de l'Anglais est accueilli avec «une certaine fierté» selon Bild. «Le signal de Kane à toutes les stars du monde : il est possible aussi de gagner le Ballon d'Or en Bundesliga» , ajoute le média allemand. Pour Sky Sport, si «les rivaux de Kane – notamment Yamal et Mbappé – avaient mené une campagne active avant la remise des prix, Kane, quant à lui, a préféré laisser ses performances et celles des autres parler d'elles-mêmes» .
«Il a également profité d'une année où les grands titres ont été remportés non pas par des talents individuels exceptionnels, mais par des équipes performantes. Au final, le doublé face au Bayern Munich s'est avéré suffisant, et le club a pu célébrer la fin d'une longue série de défaites» , ajoute Sky Sport, en rappelant que le Bayern attendait depuis 1981 et le sacre de Karl-Heinz Rummenigge qu'un de ses joueurs remporte de nouveau le trophée.
Une petite amertume en Espagne
Le ton est sensiblement différent dans la presse espagnole, particulièrement en Catalogne, où le choix de Kane au détriment du Barcelonais Lamine Yamal suscite des réserves. «Il n'a disputé ni la finale de la Coupe du monde ni celle de la Ligue des Champions, et la Bundesliga se classe entre la troisième et la quatrième place des cinq meilleurs Championnats européens. C'est un grand joueur, certes. Un excellent buteur et un homme bien, de surcroît. Il apporte bien plus que de simples buts, certes. Mais la magie, c'est Lamine Yamal» , écrit le directeur de Mundo Deportivo.
Dans la presse madrilène, Marca consacre surtout sa Une à «l'âge d'or» du football espagnol. Alexia Putellas, élue meilleure joueuse du monde pour la troisième fois, occupe la place centrale avec les six autres lauréats espagnols autour d'elle. Il faut regarder en haut à droite pour enfin voir Harry Kane avec son Ballon d'Or. De son côté, AS salue «un joueur régulièrement sous-estimé» , tout en rappelant sur son site que Mbappé a devancé Yamal. En Italie, La Gazzetta dello Sport souligne le sacre d'une «star normale» . Enfin, en France, L'Equipe titre son article «Hourra Kane» et met en avant la «pugnacité» d'un joueur longtemps «considéré comme un loser patenté» en raison de ses échecs à Tottenham.
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