Slovan Bratislava, Manchester City, FC Barcelone et désormais Villarreal. Les adversaires changent, le résultat reste le même. Intouchable depuis plusieurs semaines, le PSG a encore repoussé ses limites en Espagne. Il lui a suffi de seize minutes pour plier un match qui s'annonçait autrement plus compliqué. Villarreal n'avait même pas eu le temps d'entrer dans sa rencontre.
Un quart d'heure pour l'histoire
João Neves (9e), Désiré Doué (12e), Senny Mayulu (13e), Fabian Ruiz (17e). Huit minutes, quatre buts et Villarreal déjà à terre. Jamais une équipe n'avait atteint aussi vite la barre des quatre réalisations en Ligue des Champions. Le Real Madrid détenait jusque-là le record, établi contre le Dinamo Zagreb en 2011 (20 minutes). Fabian Ruiz (50e) puis David Boly (79e) ont alourdi la note pour offrir au PSG sa plus large victoire européenne à l'extérieur. Le Sous-marin jaune entre lui aussi dans l'histoire, mais par la mauvaise porte : aucun club espagnol n'avait encore encaissé six buts à domicile en Coupe d'Europe, en 1 780 rencontres.
Et ce n'est pas un coup d'éclat isolé. Paris avait déjà inscrit six buts contre Bratislava (6-1), puis quatre face à Manchester City (2-4) et Barcelone (4-2). Vingt réalisations en quatre journées, cinq par match. Du jamais-vu pour le club à ce stade de la compétition. Les Parisiens restent également sur quatorze rencontres sans défaite en Ligue des Champions, avec dix victoires et quatre nuls. Chelsea, Liverpool, le Bayern, Manchester City ou Barcelone ont tous subi la loi des hommes de Luis Enrique au cours de cette série. Et pour certains, la note a été particulièrement salée.
La peur a changé de camp
La veille du match, Iñigo Pérez avait prévenu : «Le PSG est un rouleau compresseur qui écrase tout le monde.» L'entraîneur de Villarreal ne pensait sans doute pas en faire les frais aussi rapidement. Paris a eu 71% de possession, frappé 22 fois au but, dont 12 tirs cadrés, et réussi 91% de ses 743 passes. Les Espagnols ont passé une bonne partie de la soirée à courir après le ballon. Et lorsqu'ils le récupéraient, le pressing parisien leur laissait rarement le temps de respirer. «On a été impressionnants tout le temps. C'est difficile pour Villarreal de jouer contre une équipe qui presse tout le temps» , savourait Luis Enrique sur Canal+.
Paris a infligé cette correction sans Ousmane Dembélé, Khvicha Kvaratskhelia, Marquinhos ni Nuno Mendes. Fabian Ruiz, déjà quatre buts dans cette campagne, a signé un doublé. Maghnes Akliouche a délivré deux passes décisives, tandis que Mayulu et Boly ont marqué. Les absences se multiplient, mais Luis Enrique continue de trouver des solutions. «Je ne dirais pas que nous sommes plus forts que l'année dernière, mais nous avons confiance en nous» , tempérait Fabian Ruiz après la partie. Le milieu espagnol a raison de rester prudent. Reste que Paris, qui avait parfois dû s'employer jusqu'au bout pour faire la différence la saison dernière, peut désormais régler l'affaire avant même la pause.
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