le 09/02/2009 à 16h14

Le Comité de visionnage, une incitation à la délation

La création du Comité de visionnage n'est pas passée inaperçue. Après avoir rendu ses premières conclusions, à l'encontre de Souleymane Diawara en particulier, la béquille de la Commission de discipline de la Ligue a dévoilé dimanche soir une autre de ses facettes, celle de l'incitation à la délation.

Largement critiqué depuis sa mise en place cet hiver, le Comité de visionnage a produit dimanche un premier effet pervers : celui de la délation. Une dérive peu souhaitable qui rappelle des heures sombres de la France en guerre. Alors que son équipe a été la première touchée - avec la suspension pour deux matchs de Souleymane Diawara - par les séances vidéo de cette entité placée sous la vigilance de la Commission de discipline de la LFP, le milieu de terrain des Girondins de Bordeaux, Alou Diarra (27 ans, 21 matchs et 1 but en L1 cette saison) n'a pas hésité à recommander au Comité de regarder la prestation de Julien Rodriguez (30 ans, 2 matchs en L1 cette saison) à la loupe.

Diarra accuse Rodriguez

Sur le banc des accusés, le défenseur central de l'Olympique de Marseille n'a pas tardé à répondre aux accusations du Bordelais, après le match entre les deux équipes dimanche soir au Vélodrome (1-0 pour l'OM), lors de la 23e journée de Ligue 1. «Moi aussi j'aimerais bien revoir les images avec lui. J'ai pris un carton jaune, pas de problème, je le méritais. Sur les autres duels, je suis allé au contact, mais j'avais toujours le pied sur le ballon, je n'ai rien à me reprocher. Lui n'est pas un poète non plus. Il a bien donné aussi» , a rétorqué Rodriguez lundi lors de la conférence de presse.

S'il se penche sur le match de dimanche soir, le Comité de visionnage pourrait en revanche revenir sur l'attentat de Benoît Cheyrou à l'encontre de Yoann Gourcuff au début de la seconde période, quand le milieu marseillais est venu tacler par derrière la cheville du maître à jouer des Girondins. Une faute flagrante visiblement volontaire, que l'arbitre Stéphane Bré, ainsi que son arbitre assistant placé à deux mètres de l'action, n'ont pas su déceler, préférant donner une touche à l'OM. Après le coup de gueule de Laurent Blanc à son endroit, le Comité de visionnage n'a pas fini de faire parler de lui. Il devrait en tous les cas avoir beaucoup de travail d'ici la fin de la saison.

Par Nicolas Lagavardan, le 09/02/2009 à 16h14
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