Il y a pire moment pour se relancer : en inscrivant jeudi un but synonyme de qualification européenne pour son équipe sur un magistral coup franc direct, Hatem Ben Arfa (21 ans, 22 matches dont 13 titularisations en L1 cette saison, 6 buts) a retrouvé une partie du crédit perdu cet hiver. Titularisé pour la première fois depuis le début de l'année 2009, le fantasque milieu offensif de l'Olympique de Marseille a enfin refait parler le génie qu'on lui prête. La chose n'était plus arrivée à l'ancien Lyonnais depuis un début de saison encourageant, ponctué de 6 buts et de 2 passes décisives lors des 13 premières journées.
Même si Ben Arfa n'a pas réalisé jeudi un match parfait, perdant pas mal de ballons dans l'entrejeu, son coup de canon victorieux, doublé d'un tir au but réussi, lui a attiré les encouragements des ses coéquipiers. «Un coup de génie» , a déclaré le capitaine Lorik Cana. «Un but exceptionnel» , a reconnu Eric Gerets. Le technicien belge s'est dit «satisfait» de la prestation d'ensemble de son ailier : «au niveau collectif, il a bien fait son travail. Comme les autres, ni mieux, ni moins bien. Il mérite des félicitations.»
L'inconnue Valbuena
Toutefois, rien n'est encore gagné pour l'international tricolore. «Par moments jeudi on a revu certains de ses mouvements du début de saison. Ce n'est pas encore super, mais il est sur la bonne voie» , a noté Gerets, qui avait choisi de reposer Mathieu Valbuena à Twente. Que fera le coach olympien dimanche, à Caen (26e journée de Ligue 1) ? L'ancien Libournais devrait être aligné d'entrée, Ben Arfa ayant joué 120 minutes jeudi soir. Ce dernier devrait rentrer en fin de match, selon les besoins de son équipe. Assez pour s'illustrer ? Au match aller, le 4 octobre dernier, il ne lui avait fallu que deux minutes pour trouver la faille dans la défense malherbiste. Mathieu Valbuena était alors remplaçant. Les deux hommes n'ont été titularisés ensemble qu'à quatre reprises en Championnat cette saison. Hatem Ben Arfa devra multiplier les bonnes rentrées pour espérer inverser la hiérarchie. Et compter sur les rotations d'effectif, inévitables si l'OM va loin en UEFA...