A ma gauche Sylvain Wiltord, 34 ans et 95 buts en Ligue 1 ; à ma droite Jean-Claude Darcheville, 33 ans et 63 buts en L1. Les deux revenants du championnat de France compteront parmi les attractions de la 27e journée, lors d'un OM-Valenciennes déterminant. Arrivés dans leur nouveau club en janvier, Darcheville comme Wiltord ont pris une place importante dans le vestiaire après 5 matchs seulement disputés en L1. «Jean-Claude est devenu un leader, accepté par tout le monde, en très peu de temps» , reconnaît Eric Gerets, l'entraîneur de l'OM. «Un peu comme Wiltord l'est chez nous. Et ça ne dépend pas des résultats, de la performance mais de la personnalité. C'est très bien qu'un joueur avec des qualités pareilles revienne rejouer en France» , a commenté Eric Gerets dans La Provence.
Grosses personnalités
L'entraîneur de Valenciennes Antoine Kombouaré possède la même analyse : «Darch' est un grand joueur, mais aussi un homme extraordinaire, a-t-il expliqué à France Football. Il donne beaucoup aux autres et tire tout le monde vers le haut» . Les deux attaquants trentenaires ne connaitront pas pour autant une fin de saison similaire. Ces deux anciens Girondins (de 1997 à 2000 pour Wiltord et de 2002 à 2007 pour Darcheville) ont un destin différent. Jean-Claude Darcheville s'avère un leader de vestiaire mais aussi de terrain. Il a déjà inscrit deux buts décisifs en L1 depuis son arrivée à Valenciennes.
Sylvain Wiltord, lui, peine à reprendre confiance devant le but après un début de saison sans avoir joué la moindre rencontre championnat. «Il revient d'une saison délicate à Rennes et recherche son premier goal, commente Eric Gerets. Quand il l'aura marqué il sera soulagé» . Ce dernier n'envisage a priori pas de titulariser son attaquant trentenaire contre Valenciennes samedi soir. Il lui préfèrerait la paire Niang-Brandao. Mamadou Niang revient en forme après avoir été blessé plusieurs mois et Brandao a marqué dimanche dernier lors de la 26e journée de L1 (0-1 à Caen). Wiltord ne devrait apparaître, au mieux, qu'en remplaçant de l'un des deux titulaires.
Alors, vaut-il mieux peu jouer avec une équipe de haut de tableau ou être le leader d'une équipe se débattant dans les profondeurs du classement ? Ces deux là ont choisi leur camp et répondront à la question samedi, lors du match OM-Valenciennes.