le 22/03/2009 à 16h24

Les hommes en noir ont bon dos

Les déclarations des entraîneurs de Lille et de Grenoble, autour du match de Ligue 1 qui opposait les deux équipes samedi soir (2-1 pour Lille), ne contribuent pas à apaiser le débat autour de l'arbitrage sur les terrains de football. En fustigeant les hommes en noir, Garcia et Bazdarevic sont loin de contribuer à faire avancer le débat…

En matière de déclarations tapageuses autour de l'arbitrage, deux entraîneurs de Ligue 1 ont fait très fort cette semaine. Rudi Garcia, entraîneur du LOSC puis Mehmed Bazdarevic, son homologue à Grenoble, s'en sont donnés à coeur joie pour charger les hommes en noir. Ces propos présentent le double inconvénient de ne pas faire avancer le débat et d'attiser plus encore la haine contre le corps arbitral. Pas très malin…

La rengaine du penalty

«On a eu du mal, surtout après le penalty qui n'existait pas (12e minute). Lille n'avait pas besoin de l'aide de l'arbitre. Garcia n'avait pas besoin de prétendre que le championnat est faussé. Ce n'est pas facile de lire ça tous les jours précédant le match. Quand tu vois le penalty... Cette décision nous a coupés les jambes. Après, on n'avançait plus» , déclarait l'entraîneur de Grenoble Mehmed Bazdarevic à l'issue de Lille-Grenoble (2-1), samedi soir. Le penalty accordé aux Lillois est peut être litigieux, mais de là à justifier la défaite de son équipe par cette décision arbitrale, il y a un pas que Bazdarevic, à chaud après la partie, franchit en toute mauvaise foi.

Rudi Garcia, il est vrai, n'y avait pas été de main morte cette semaine, fustigeant les décisions de l'arbitre de Toulouse-Lille, Tony Chapron, en quart de finale de la Coupe de France mardi soir (1-1, élimination de Lille par 7 tab à 6). L'entraîneur déplorait l'expulsion de deux de ses joueurs clés, Yohan Cabaye et Ludovic Obraniak, ainsi suspendus pour le match de L1 Lille-Grenoble. «M. Chapron a pris la décision de fausser la fin de championnat. En 32 matchs (championnat et coupes) nous n'avons eu qu'un seul carton rouge (Rami, à Nancy, lors de la première journée) et je vous laisse deviner qui était l'arbitre ce soir-là… On m'a dit que M. Chapron est de Grenoble. A mes yeux, il ne saurait y avoir de relation de cause à effet. C'est impensable» , déclarait Garcia en fin de semaine dans La Voix des Sports.

On comprend l'importance de l'enjeu à la veille du sprint final en L1. Pourtant, on s'interroge sur l'intérêt pour les entraîneurs, censés être les premiers pédagogues du football, de mettre la pression sur les arbitres alors que ces derniers sont déjà amplement critiqués. La solution à l'ajustement des décisions des hommes en noir ne sera certainement pas résolue en clouant l'un ou l'autre au pilori médiatique, en toute bonne foi…

Par Nicolas Grumel, le 22/03/2009 à 16h24
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