le 30/04/2009 à 17h54

Blatter félicite les clubs français

Joseph Blatter a érigé les clubs français en exemple pour leur bonne santé financière ce jeudi, dans une lettre publiée sur le site officiel de la LFP. Mais le président de la FIFA ne semble pas décidé pour autant à plaider en faveur d'une harmonisation européenne, par le biais d'une DNCG continentale par exemple.

Le rapport d'activité 2007/2008 publié le 12 mars dernier ayant révélé des comptes équilibrés pour les clubs des Ligues 1 et 2, le président de la Fédération Internationale de Football (FIFA), Joseph Blatter, a tenu à adresser ses félicitation à la Ligue de Football Professionnel pour la bonne santé financière des clubs professionnels de l'Hexagone. «Grâce à votre rigueur, aux mesures et principes mis en place, les clubs de Ligue 1 et Ligue 2 ont désormais une structure financière saine, et ceci est d'autant plus important, surtout dans cette période d'incertitudes financières que nous connaissons.»

La France, un exemple à suivre

«Permettez-moi de vous féliciter de votre contribution au redressement de la situation financière des clubs de Ligue 1 et Ligue 2.» Dithyrambique, Blatter n'hésite pas à rajouter une couche de compliments. «Votre Ligue fait office d'exemple pour l'ensemble de la famille du football international. Bravo pour les résultats obtenus, particulièrement pour votre transparence» , a-t-il adressé dans un courrier publié jeudi sur le site officiel de la Ligue. Difficile pourtant de trouver la trace d'une quelconque volonté de sa part d'imposer aux autres nations européennes une comptabilité saine.

Comme à l'Espagne, au hasard, dont le Real Madrid en particulier accumule chaque année des déficits considérables. Pourquoi Blatter ne profiterait-il pas du rapport de la LFP pour demander aux autres nations du continent de suivre ce si bel exemple ? Car dans le cas inverse, la fameuse exemplarité des clubs français pourrait continuer de se retourner contre eux encore longtemps sur la scène européenne. Difficile en effet pour les meilleures écuries tricolores de concurrencer le gratin en Ligue des Champions, quand en plus de l'écart considérable entre les budgets, la rigueur financière des uns devient un handicap face aux dépenses non contrôlées des autres.

Par Nicolas Lagavardan, le 30/04/2009 à 17h54
Ça a fait le BUZZ actuellement