Si la nomination de Didier Deschamps a monopolisé les attentions sur la Canebière ces dernières heures, les joueurs de l'Olympique de Marseille, leader de L1 à quatre journées du terme de la saison, s'efforcent de rester concentrés sur le sprint final qui les attend. Mathieu Valbuena (24 ans, 28 matches de L1 cette saison, 3 buts) tâche de donner l'exemple, afin d'éviter de voir le scénario de 1999 se reproduire. Natif de Bruges en Gironde, le milieu offensif garde de cette époque un souvenir vivace. «Je m'en rappelle, j'étais à Bordeaux et je supportais les Girondins, explique « Petit Vélo» sur le site officiel du club olympien. Je me souviens donc très bien de ce titre et de ce but de Pascal Feindouno à Paris. J'espère que le déroulement sera différent cette année et que l'on parviendra à gagner ce titre que tout le monde attend depuis longtemps. »
Pour cela, l'ancien Libournais fixe le cap. «On doit rester sur nos performances de 2009 dans la mentalité, dans l'agressivité et surtout dans l'état d'esprit, estime Valbuena. On a deux déplacements et deux matches à la maison. Ce sera à nous de mettre toutes les chances de notre côté pour gagner ces quatre matches. On aurait alors de fortes chances de terminer premier.»
Premier défi au Ray
La première des quatre étapes vers, espèrent-ils, un premier titre depuis 1993 conduira les joueurs olympiens sur la pelouse de l'OGC Nice. Cet adversaire a beau ne plus rien espérer du Championnat, Mathieu Valbuena ne le prend pas à la légère. «On est toujours premiers et il faudra être prêts à Nice car ça s'annonce difficile même s'ils n'ont plus grand-chose à jouer dans ce championnat mais on sait très bien que l'OM est attendu à chaque déplacement. Il va donc falloir se méfier» , argue le joueur, qui s'attend à un match engagé. «Ça nous a réussi l'année dernière quand on s'est imposé 2-0. On les a pris au sérieux, avec un état d'esprit exemplaire. Il faudra avoir la même mentalité car on est à quatre matches de la fin et on peut rentrer dans l'histoire. Ça serait dommage de s'écrouler à la fin.» Une préoccupation partagée par toute une ville, qui garde en mémoire l'amer souvenir de 1999…