le 19/05/2009 à 08h58

Diouf ne rend pas les armes

Déçu de la défaite de son équipe face à l'Olympique Lyonnais dimanche soir, Pape Diouf n'est pas abattu pour autant. Le président de l'Olympique de Marseille refuse de rendre les armes. Le dirigeant phocéen, qui croit encore au titre, espère tout simplement un faux-pas des Girondins de Bordeaux.

«Au Vélodrome, nous assisterons aux dernières gesticulations du champion en titre.» Quelques heures avant la rencontre, Pape Diouf prédisait la mise à mort du roi Lyon à Marseille dimanche soir. Certes, le club rhodanien est tombé de son trône et n'y remontera plus cette saison. Mais dans la cité phocéenne, il a prouvé que ses griffes pouvaient encore causer de sérieux dégâts. Les Marseillais en ont fait les frais. Et le président de l'OM n'avait plus qu'à faire amende honorable après ses déclarations un peu trop hâtives. «Je m'attendais de toute façon à une opposition très vive. Avant de pousser son dernier râle, on pouvait bien s'attendre à ce que le roi Lyon se rebiffe une dernière fois. C'est la loi du sport» , s'est résigné l'ex-journaliste et agent de joueurs sur les ondes de RMC lundi soir.

«Rien n'est joué !»

Malgré cette défaite (1-3), qui relègue les Phocéens à trois longueurs des Girondins de Bordeaux, à deux journées du terme du championnat, Pape Diouf refuse de rendre les armes. Certes très déçu, mais pas abattu le président olympien. «Pourquoi voudriez-vous que je sois abattu ? Certes, nous avons perdu ce match, mais quelque part, mon petit doigt me dit que le championnat n'est pas encore fini» , estime le dirigeant marseillais. Malgré tout, Diouf imagine déjà un exercice achevé à la seconde place du classement : «Si on ne terminait pas premier, ce serait une déception mais pas un échec. L'OM a animé le championnat jusque dans sa phase ultime, en donnant l'impression de pouvoir aller au bout.»

Aller au bout, l'Olympique de Marseille peut encore le faire. Le président phocéen en est persuadé : «Je le répète : rien n'est joué ! Il reste deux matchs qui peuvent être déterminants. Et j'aimerais pouvoir vous rappeler ces propos lors de la dernière journée contre Rennes.» Mais pour encore être sacrés, les Olympiens devront assister à une défaite de Bordeaux d'ici à la fin du championnat. Un faux-pas que Diouf appelle de tous ses voeux : «Maintenant, il ne nous reste plus qu'à spéculer sur la chance qui pourrait amener les Bordelais à trébucher comme nous.» On verra si les Monégasques ou les Caennais donneront un petit coup de pouce à l'OM et son président.

Par Pierre-Damien Lacourte, le 19/05/2009 à 08h58
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