le 19/12/2009 à 01h55

Domenech n’aura même pas tremblé

Comme prévu, le Conseil fédéral de la Fédération française de football a maintenu vendredi Raymond Domenech dans ses fonctions de sélectionneur de l'équipe de France. La requête de Guy Chambily, qui réclamait un vote au sujet du maintien du coach tricolore, n'a pas été validée. Le sélectionneur tricolore peut donc continuer à voir l'avenir en Bleus.

La nouvelle avait fait l'effet d'une bombe cette semaine au sein du Conseil fédéral de la FFF. Le doyen de l'organisation chargée des intérêts supérieurs du football français avait réclamé mardi le départ de Raymond Domenech afin de redorer l'image désastreuse de l'équipe de France. Une discussion a bien eu lieu ce vendredi parmi les 21 membres du conseil mais Jean-Pierre Escalettes a clairement précisé qu'à aucun moment l'avenir de Raymond Domenech n'avait été remis en question. «Cela a duré une heure et demie. Tout le monde s'est exprimé (dont Gervais Martel, Frédéric Thiriez et Lilian Thuram). Mais sur l'ensemble des membres du Conseil fédéral, aucun, à l'exception de Guy Chambily, n'a demandé que le débat soit ouvert» , a expliqué le président de la Fédération française de football.

Escalettes plaide l'union sacrée

Pour justifier cette décision importante, Jean-Pierre Escalettes a rappelé que l'intérêt des Bleus restait la priorité du Conseil fédéral. «Cela aurait été totalement contre-productif alors que notre objectif doit être de préparer l'équipe de France pour le Mondial et cela aurait été peu conforme à notre ligne de conduite qui avait confirmé à deux reprises Raymond Domenech. Il devait nous qualifier pour la Coupe du monde, ce qui a été fait. C'était la seule clause sportive qui figurait dans le contrat» , a-t-il précisé devant les médias.

Une chose est sûre, rarement un sélectionneur tricolore n'aura suscité autant de débats au sein même des instances du football français. Malgré tout, le président de la Fédération française de football a préféré se tourner vers l'avenir en évoquant les prochaines échéances. «C'était inopportun de bouleverser l'ensemble des choses alors que l'on a une bonne candidature pour l'Euro 2016. Tout le monde a constaté que l'image de l'équipe de France a été écornée. L'heure est désormais à l'union sacrée» , a-t-il conclu. Reste à savoir si l'histoire retiendra le coup de génie ou entêtement incompréhensif de la Fédération française de football. Éléments de réponse à partir du 11 juin prochain du côté de l'Afrique du Sud.

Par Romain Boselli, le 19/12/2009 à 01h55
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