le 11/06/2010 à 08h50

Domenech lance le match

Domenech ne s'est pas privé de faire encore du Domenech.
Arrivés tard dans la nuit au Cap, les Bleus font leur entrée en compétition ce vendredi soir face à l'Uruguay. Avant cette rencontre, Raymond Domenech a rempli son devoir lors de la réglementaire conférence d'avant-match. Egal à lui-même, le patron des Bleus a cultivé sa légende. Propos choisis.

Les dés sont jetés. Ou presque. Ce vendredi, à partir de 20h30, la France lancera sa Coupe du monde, face à l'Uruguay au Cape Town Stadium. Ayant rallié Le Cap dans la nuit, avec ses hommes, Raymond Domenech s'est plié, dès l'arrivée à l'hôtel, à l'exercice obligé de la conférence de presse d'avant-match. Dans son style bien à lui. Tout à l'heure, les Bleus fouleront la pelouse du Cape Town Stadium sans l'avoir reconnue la veille : un problème ? «Moi, ça ne me gêne pas... Je ne m'entraîne jamais. Mais il faut demander aux joueurs. Un terrain, c'est toujours pareil. L'herbe est verte, les lignes sont au même endroit. C'est un rectangle vert avec onze joueurs contre onze joueurs. A Hong-Kong (sic) comme ailleurs. C'est la préparation et le mental qui comptent» , répond Domenech.

R. Domenech : «pas une science exacte»

A écouter le sélectionneur, ses hommes ont hâte d'en découdre, quelle que soit l'impression donnée. «Il règne un calme apparent. Mais il y a de l'énergie et ça tempête là-dessous. On est 23 et tous déterminés. Les joueurs ne sont pas calmes, mais font preuve d'envie et de détermination. Je dirais qu'ils sont même un peu agressifs et impatients» , assure Domenech. Répondront-ils présents ? Là encore, le patron des Bleus fait du Raymond. «Tous les sélectionneurs, les techniciens et les joueurs essayent de faire en sorte d'être prêt. Mais ce n'est pas une science exacte, ce n'est pas évident.»

Et cette Celeste, que l'on dit redoutable, effraye-t-elle les Bleus ? Raymond Domenech, qui ne se dit «même pas sûr» de faire une causerie dans les heures précédant le match, n'en a visiblement cure. Qu'elle joue avec une défense à trois centraux et un milieu à cinq très compact ne lui inspire pas grand commentaire. Même la perspective d'une défaite pousse Domenech à relativiser. Sans donner d'indications sur d'éventuels aménagements tactiques. «Des équipes perdent le premier match et se qualifient. D'autres non. Il n'y a pas de vérité. Tout peut arriver, résume Domenech. Le premier match n'est de toute manière pas décisif car il y en a deux derrière. Le deuxième, un peu plus. Le troisième, je ne vous raconte pas...» , a conclu Domenech, égal à lui-même. Pour l'heure, place à l'Uruguay. En espérant que cet air de déjà-vu ne se retrouve pas sur le terrain à partir de 20h30 : lors de leur dernière confrontation, le 19 novembre 2008 au Stade de France, les tricolores et la Celeste s'étaient quittés sur le score de 0-0.

Par Patrick Juillard, le 11/06/2010 à 08h50
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