le 30/06/2010 à 09h31

La mauvaise limonade d'Arles-Avignon

Viré ou gardé ? M. Estevan peut s'interroger sur son avenir à l'ACA.
Promu contre toute attente en Ligue 1 à l'issue du précédent exercice, l'AC Arles-Avignon s'illustre depuis davantage par ses querelles intestines que par la qualité de sa préparation d'avant-saison. Dernier épisode en date de ce feuilleton provençal, le vrai-faux limogeage de l'entraîneur Michel Estevan. Le point sur une situation ubuesque.

A n'y rien comprendre ! Alors que plusieurs sources concordantes annonçaient mardi le limogeage de l'entraîneur d'Arles-Avignon, Michel Estevan, le club provençal, promu en Ligue 1 à la surprise générale, s'est fendu d'un démenti. Mais les termes ambigus du communiqué publié ne mettent pas un terme à ce qui est devenu l'un des feuilletons d'une intersaison française par ailleurs bien morne. «Contrairement aux rumeurs infondées selon lesquelles Michel Estevan serait limogé, l'ACA, par la voie de ses deux co-présidents, précise que Michel Estevan est toujours l'entraîneur de l'AC Arles-Avignon, écrit le club promu. Ce dernier est attendu demain mercredi sur son lieu de travail pour conduire l'entraînement, à l'issue duquel il rencontrera les présidents Salerno et Perrot», poursuit l'ACA.

Le club convoqué par la LFP

Mais cela barde toujours pour le matricule de Michel Estevan. Voilà en effet ce que l'on peut lire dans les dernières lignes de ce communiqué pour le moins alambiqué : Â«Surpris de voir le club, convoqué devant la commission juridique de la Ligue de Football Professionnel (LFP), à la demande de Michel Estevan et ce, malgré les accords traités ces derniers jours, [les co-présidents] évoqueront les suites de cette convocation.»

A la fois soutenu du bout des lèvres et ouvertement mis en cause, comment Michel Estevan réagira-t-il ? L'homme qui a fait monter le club de CFA2 jusqu'en L1 lors des cinq dernières saisons se trouve en tout cas fragilisé. Le flottement autour de son cas n'est pas nouveau. Le 2 juin dernier, le président Jean-Marc Conrad avait été démis de ses fonctions par le conseil de surveillance pour avoir proposé un contrat revalorisé à Estevan (un salaire mensuel de 35.000 euros et une indemnité de 600.000 euros en cas de licenciement) sans l'aval des autres actionnaires. Le technicien, à qui l'ACA doit tout, n'avait ensuite été confirmé que le 19 juin dernier. Les nouveaux dirigeants voudraient le pousser vers la sortie, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Et pendant ce temps-là, le club, déjà très en retard dans son recrutement et sa préparation, perd encore un temps précieux…

Par Patrick Juillard, le 30/06/2010 à 09h31
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