
Chaque année, de grands noms sont annoncés pour redonner son lustre d'antan à l'Olympique de Marseille. Comme il y eut à son époque Mario Jardel, buteur brésilien d'exception qui brillait autrefois sous les couleurs du FC Porto et qui n'a finalement jamais signé au club, il y a aujourd'hui Carlos Tevez. Le petit attaquant argentin, qui n'a pas fait étalage de tout son talent sur les pelouses anglaises, semblerait vouloir «chercher bonheur» sous d'autres auspices. L'occasion rêvée pour le probable repreneur de l'OM Jack Kachkar de bâtir le «grand OM» qu'il ne cesse de clamer.
Un mauvais choix de carrière
Car indéniablement, Carlos Tevez (23 ans, 19 matchs cette saison, 1 but) appartient à la catégorie des joueurs capables de faire la différence sur une action et de susciter l'admiration des foules. Mais aucun footballeur digne de ce nom ne peut prétendre briller individuellement s'il n'a pas derrière lui un collectif bien huilé. C'est le problème majeur auquel est confronté cette année «Carlitos» à West Ham (10 titularisations en Premiere League pour 1 seul but), n'ayant pas les meilleurs passeurs du monde derrière lui pour lui délivrer des caviars. Peut-être n'est-il pas fait tout simplement pour le jeu anglais, stéréotype des longs ballons et des tacles au niveau des genoux. En tout état de cause, on le sent peu à l'aise en Angleterre et l'on ne voit pas pourquoi le joueur ne changerait pas d'air dès cet été.
Un coup de pub ?
C'est ce qu'a senti le potentiel acquéreur de l'OM, Jack Kachkar. En attendant de réunir les fonds nécessaires au rachat du club, l'homme d'affaires canadien semble vouloir définir le visage de son club pour la saison prochaine. À la recherche d'un attaquant d'envergure, Kachkar aurait jeté son dévolu sur l'attaquant argentin, information annoncée vendredi dans France Football et confirmée hier par L'Equipe. Par l'intermédiaire de Kia Joorabchian, propriétaire de la société MSI (Media Sports Investments) qui possède les droits du joueur, il aurait ainsi pris des renseignements sur Tevez. Simple coup de pub afin d'asseoir sa notoriété ou réelle volonté de bâtir un club conquérant pour la saison prochaine ?
Il est aujourd'hui trop tôt pour le dire. Ce que l'on sait en revanche, c'est que la perle argentine a une très belle cote en Europe. Si ses velléités de départs étaient confirmées, l'OM ne serait pas seul sur le coup et aurait probablement affaire à une rude concurrence. Deuxième point, et non des moindres, Kachkar n'est pas encore le «grand patron» du club. Au vue des dernières nouvelles parues la semaine dernière dans la presse, il serait même loin de l'être. N'est-ce pas mettre la charrue avant les boeufs que de se pencher sur le futur visage d'un club sans en avoir les rênes ?