
«Des magouilles parisiennes» . C'est en ces termes que Rudi Roussillon a dénoncé la potentielle influence du PSG dans la décision de déplacer la rencontre samedi en fin d'après-midi. Initialement prévue dimanche 22 avril à 21h05, la préfecture de police de la capitale avait émis des réserves sur la sécurisation totale du Parc des Princes et de ses alentours en ce jour de premier tour des élections présidentielles. Craignant des débordements à l'annonce des résultats, les autorités auraient demandé à Canal + et à la LFP de trouver une date et un horaire moins risqués.
La théorie du complot
Ce match entre le PSG et le FCNA étant crucial pour la lutte dans le bas de tableau, le diffuseur exclusif de la Ligue 1 aurait décidé d'en faire l'un des matchs-phares de cette 33e journée. D'où sa diffusion à 17h15, à une heure où la part d'audience est conséquente. C'est l'élément qui a mis hors de lui le président nantais, alors que son équipe s'apprête à disputer ce soir une demi-finale de coupe de France au stade Vélodrome. Voyant dans ce report la complicité de la préfecture de police, Canal+ et la mairie de Paris pour «protéger» le PSG, Rudi Roussillon a critiqué dimanche dans Ouest-France la prédation de l'argent sur le football et dénoncé les deux petits jours de repos accordés à son club.
Cayzac et Rothen répondent
«En termes de récupération, il y a un manque d'équité flagrant, s'est-il ainsi insurgé. Les magouilles parisiennes ont remis en cause une solution qui satisfaisait tout le monde. L'argent a pris le pas sur l'intérêt sportif» . La réponse du PSG n'a pas tardé à se faire attendre à ce sujet. S'estimant «complètement surpris et peiné» , le président Cayzac a assuré lundi n'y être pour rien dans cette décision. «Nous, cette saison, on a joué plusieurs fois trois jours après un match de Coupe d'Europe. Si j'avais une telle influence auprès de la Ligue, je ferais téléviser tous nos matchs !» . Même son de cloche du côté de Jérôme Rothen. «C'est un match hyper important pour nous, on va le jouer. Point barre !» a-t-il ainsi déclaré hier à L'Equipe.
Alors que Rudi Roussillon parle de «punir» samedi le PSG pour sa complicité hypothétique dans cette histoire, on tente de calmer les esprits du côté parisien. Dénonçant des «polémiques» visant à déstabiliser les Rouge et Bleu avant cette rencontre capitale pour le maintien, Cayzac et Rothen espèrent apporter au président des Canaris une réponse concrète sur le terrain. Et cela passera obligatoirement par une victoire, même s'il faut pour cela enterrer les derniers espoirs nantais de demeurer parmi l'élite.