

Une nouvelle fois ce week-end, Alain Perrin a entendu ses oreilles siffler après la rencontre face aux Bretons. Son président a fait des déclarations, plutôt critiques, qui lui étaient directement adressées. «Ce sont les entraîneurs qui décident, ils sont payés très cher pour prendre les bonnes décisions. Il n'y a pas de bonnes ou de mauvaises organisations, il y a des résultats, des victoires, des matches nuls ou des défaites (…) J'ai mon avis, et je le garde pour moi. Il faut analyser si la composition d'équipe était la bonne, si le système de jeu était le bon, si les joueurs sur le terrain ont fait le maximum, et si on n'a pas sous-estimé les dix dernières minutes.»
Une déclaration qui ne fait pas exception à la règle
Depuis le début de saison, le natif de Lure (Haute-Saône) a dû faire face à d'autres pics lancés par… son propre camp lorsque les résultats étaient en dents de scie. Mais l'élément qui a fait déborder le vase est certainement le revers subi contre Le Mans en Coupe de la Ligue (1-0). Le boss lyonnais qualifie ce résultat de «gâchis» avant de remettre en cause, quelques semaines plus tard, les choix de son entraîneur après un nouveau couac… sur la pelouse du stade Léon-Bollée (1-0, 25è journée de Ligue 1). «Je n'ai pas l'habitude de venir au centre d'entraînement un lendemain d'une défaite mais là, j'ai jugé que c'était bien de pouvoir parler, de pouvoir débloquer un certain nombre de choses (…) J'ai rappelé à l'entraîneur que samedi contre Le Mans, beaucoup de joueurs ne jouaient pas à leur place de prédilection.»
La rumeur Deschamps enfle du côté de Gerland
En coulisses, Jean-Michel Aulas cherche déjà un successeur à Alain Perrin et le nom d'un homme revient avec insistance : Didier Deschamps. Après avoir lu ou entendu les rumeurs qui l'envoient sur les bords du Rhône l'été prochain, l'ancien coach de la Juventus Turin a voulu remettre les choses au clair dans l'émission Luis Attaque sur RMC. «Dès qu'il y a un petit souci quelque part, on parle de moi. Lyon a un entraîneur en place. J'ai trop de respect pour ces personnes là. Je prends la place de quelqu'un quand celle-ci est libre, pas quand elle est occupée. Ce sont des bruits qui circulent. Mais ce n'est pas désagréable.»
Alors quid d'une arrivée de l'ancien capitaine des Bleus à Tola Vologe la saison prochaine ? En attendant, un énième communiqué publié sur le site officiel du club dément toutes ces informations. Même son de cloche dans le quotidien Le Progrès de ce mardi, avec les propos d'Alain Perrin qui montre sa sérénité après avoir reçu un coup de téléphone de son président. La révolution de palais attendra... à moins qu'une élimination en quarts de finale de Coupe de France contre le FC Metz ne vienne accélérer le processus.