

Raymond Domenech et Jean-Michel Aulas aiment se titiller par conférences de presse ou interviews interposées. Les deux hommes forts du football français sont réglés comme des montres suisses et se répondent du tac au tac. Ce matin, le président lyonnais adressait un des tacles glissés dont il a le secret. «Il affrète un avion pour récupérer les internationaux à la sortie du match. Ils n'auront pas l'autorisation de rester avec leur famille pour les préserver d'une éventuelle nuit parisienne agitée. On ne nous facilite pas la vie. Sans jouer les saules pleureurs, on casse la dynamique collective» .
R. Domenech – «je ne suis pas un tyran»
Inquiet du sort de ses internationaux appelés pour le rassemblement des Bleus en vue de l'Euro 2008, Aulas craint que ses troupes ne puissent fêter dignement leur victoire en Coupe de France contre le Paris SG samedi soir et donc le premier doublé de l'histoire du club. La réponse n'a pas tardé. «J'ai proposé à Lyon de subventionner le déplacement de ses joueurs pour les ramener plus vite (à Tignes). Mais je n'impose jamais rien. Le programme des Lyonnais ce n'est pas moi qui le fais, c'est leur président. Ce n'est plus mon problème. Je vais récupérer les joueurs le 25. J'espère qu'ils seront en bon état et heureux d'être là» , a précisé Domenech.
Les Lyonnais pourront donc célébrer comme il se doit le dernier match de la saison le 24 au soir, et débarquer le lendemain en altitude avec les cernes d'usage. «L'idéal, c'était ma formule, on n'a pas pu la mettre en place, tant pis. Ils n'ont pas compris tous les avantages, ils ont préféré conserver la dynamique de leur équipe et faire la fête après le match. Je ne suis pas un tyran. Donc, les Lyonnais vont rester faire la fête à Paris samedi soir, s'ils gagnent» , a lancé le sélectionneur. Et si l'OL perdait cette finale ? Les internationaux lyonnais seraient-ils enclin à rejoindre le groupe France dans la nuit ? L'avion de Raymond les attend.