

Nommé le 21 avril dernier, pour donner un coup de fouet aux joueurs, bombardé "conseiller sportif" , Michel Moulin avait d'abord paru susciter l'adhésion du vestiaire parisien. Mais depuis que le maintien a été assuré, l'union sacrée semble voler en éclats. Les déclarations de Michel Moulin, briguant ouvertement la présidence du club et évoquant la politique souhaitable à l'avenir ou l'identité du futur entraîneur, alors que Paul Le Guen se trouve toujours en poste, auraient fortement déplu à Sébastien Bazin.
Dans le collimateur figurerait notamment la proposition, formulée par Moulin, de réduire à terme de 50 % le prix des abonnements des supporters dans le cas où Paris ne finirait pas chaque saison au-dessus de la 8e place. Ne l'entendant pas de cette oreille, Sébastien Bazin est passé à la contre-attaque. Premier acte : le représentant de Colony Capital aurait, si l'on en croit Le Parisien, demandé à Michel Moulin de se tenir à l'écart du groupe professionnel trois jours durant. Certains joueurs le jugeraient trop "envahissant" , ajoute le quotidien francilien.
Un nouveau président dans les tuyaux ?
Second acte : l'annonce que l'identité du nouveau président pourrait être connue dès ce mardi, jour de conseil d'administration du club. Si l'on en croit une source proche du dossier, citée par l'AFP, le successeur de Simon Tahar, président intérimaire invaincu depuis la démission d'Alain Cayzac, pourrait n'être autre que Guillaume Kuperfils, administrateur du club, avocat de Colony Capital et homme de confiance de Sébastien Bazin. Qu'en pensera Michel Moulin ? Nul doute que l'homme d'affaires, connu pour ne pas se "coucher" facilement, n'a pas dit son dernier mot…