

Le dernier mercato estival du Racing Club de Lens restera dans les annales comme un incroyable raté. Et ce n'est pas Gervais Martel qui va dire le contraire. Un an après, le président du Racing Club de Lens en fait encore des cauchemars. Car il sait que cet échec mémorable est l'une des principales causes de la relégation des Sang et Or en Ligue 2.
La déception avalée, le dirigeant lensois est apparu le couteau entre les dents ce matin. Il n'entend pas refaire les mêmes erreurs qu'il y a un an. Déjà, au poste d'entraîneur, Martel a choisi de rappeler une ancienne gloire du club, Jean-Guy Wallemme, qui succède à Jean-Pierre Papin, remercié. «Les entraîneurs d'expérience (en référence à Guy Roux, ndlr), j'ai donné, j'ai même raconté et j'ai dû faire mon mea culpa, a ironisé le président lensois. Aujourd'hui, j'ai la conviction que ce n'est pas l'âge qui fait la compétence. Regardez Jean-Marc Nobilo au Havre ! Les gens pensaient à un acteur comique en entendant le nom de Nobilo ! Mais le résultat est là.»
«Pas de grands noms pour amuser la galerie»
Gervais Martel n'entend pas s'éterniser en Ligue 2. Pour cela, le président du Racing a défini la nouvelle politique du club en matière de transferts. Le dirigeant artésien ne promet pas de noms ronflants pour faire plaisir aux supporters. «Vous seriez surpris du nombre de joueurs de Ligue 1 qui aimeraient nous rejoindre, a avancé Martel. Beaucoup de joueurs veulent faire partie du nouveau projet du club. Mais on ne va pas faire venir des grands noms pour amuser la galerie. On va bâtir une équipe pour réussir et remonter.» «Il nous faut des combattants qui soient quand même de bons footballeurs. On a besoin de trouver un juste équilibre» , a précisé Wallemme, nouveau commandant à bord d'un navire dont on se demande quand il va s'arrêter de tanguer.
Qui des stars de l'effectif : les Aruna Dindane, Vitorino Hilton, Vedran Runje, Olivier Monterrubio, Nadir Belhadj ou encore Julien Sablé ? «On a déterminé une politique, a répondu Martel. Certains niveaux de salaire ne sont plus acceptables en Ligue 2. Des joueurs vont donc nous quitter et d'autres, aguerris à la L2, nous rejoindre. Les joueurs qui sont là sont responsables de ce qui nous arrivent, au moins en partie, mais ils gardent leurs qualités. Il n'y aura pas de grande braderie au RC Lens. Nos meilleurs joueurs resteront s'ils acceptent de baisser leurs salaires. On souhaite que 90% de nos joueurs restent.» S'il n'y aura pas de «grande braderie» , la lessive a déjà débuté. Papin est le premier à ne pas avoir survécu à l'essorage.