

Avec l'éviction programmée d'Alain Perrin du poste d'entraîneur de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas va tenter un gros coup sur le marché des transferts des techniciens. Deux hommes font rêver le président du club septuple champion de France : celui du Lillois Claude Puel et, surtout, celui du Bordelais Laurent Blanc. Si la piste menant à l'entraîneur des Dogues paraît être la plus réalisable, d'autant que des démarches auraient déjà été entreprises, JMA rêve malgré tout d'inviter le «Président» à sa table. Si le champion du monde 98 n'a pas refermé la porte, un autre s'en est chargé : le propriétaire des Girondins de Bordeaux.
Les deux hommes ne se parlent plus
Nicolas de Tavernost a décidé de taper du poing sur la table. Qualifié pour la Ligue des Champions, à quelques encablures de l'OL seulement en championnat, le président du directoire de M6 n'entend pas saborder tout le travail effectué par son entraîneur. «C'est de la perte de temps. Laurent Blanc sera à Bordeaux la saison prochaine. C'est un homme de parole. Je n'ai pas de souci là-dessus, a affirmé le propriétaire des Girondins dans les colonnes de L'Equipe. Aulas perd son temps à rechercher une solution comme celle-là. Il a suffisamment de qualités, il le sait très bien.
De son côté, Laurent Blanc avait fait savoir il y a quelques semaines qu'une « proposition de Lyon ne se refusait pas» . Des propos qui n'inquiètent pas Nicolas de Tavernost : «Lui a l'habitude de respecter ses engagements. Nous avons l'habitude de respecter les nôtres. Il n'y a donc pas de problème. S'il y a de l'agitation à Lyon, c'est le problème de Lyon, pas de Bordeaux.» Si, au fil des jours, Claude Puel semble se rapprocher un peu plus de Gerland, pas sûr que ces déclarations n'empêchent Aulas de rêver encore un peu. Si le président lyonnais peut déloger Blanc de Bordeaux, nul doute qu'il ne s'en privera pas…