

«Il n'est pas facile de changer un homme de 53 ans» , a prévenu le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes jeudi, lors de l'annonce du maintien en poste de Raymond Domenech. Et pourtant, le sélectionneur de l'équipe de France va devoir mettre une partie de ses principes au placard pour se plier aux nouvelles exigences de ses supérieurs. Domenech a plaidé coupable et accepté toutes les conditions posées par le Conseil fédéral pour pouvoir conserver son poste. Car malgré un contrat jusqu'en 2010, cette confirmation à la tête des Bleus est accompagnée d'une mise à l'épreuve.
J.-P. Escalettes – «un bilan après trois matchs»
Domenech devra immédiatement montrer des changements significatifs au niveau du jeu. Escalettes a précisé «qu'un bilan sera effectué après les trois premiers matchs de qualification» pour la Coupe du Monde 2010, précisant qu'il s'agissait d'un «contrat moral» avec le sélectionneur. Trois mois et trois matchs pour convaincre, pour rapprocher les Bleus de l'Afrique du Sud. Pour aider Domenech à accomplir sa mission, une charte sera mise en place pour les joueurs et les staffs logistique et sportif seront remodelés.
Outre les résultats, la mauvaise communication des Bleus est directement portée au débit du sélectionneur. «Le staff logistique, ce n'est pas moi qui l'ai voulu, c'est Raymond Domenech. Il l'a voulu et ça a été un échec» , insiste Escalettes, en référence à l'image dégradée de l'équipe de France à cause d'une communication jugée inadaptée durant l'Euro 2008. «Il faut que le staff change pour pouvoir modifier la vie du groupe» , a ajouté Escalettes, suivi de près par le DTN Gérard Houllier pour qui il faut «ajouter ou changer quelqu'un» dans le staff des Bleus. En conclusion, tout le monde devra faire l'effort. Domenech bien sûr, mais aussi l'encadrement et les joueurs, par le biais d'une charte de bonne consuite.