

A 33 ans, Juninho a forcément ses plus belles années derrière lui. La saison 2007-08 était d'ailleurs là pour le lui rappeler. Si avec 8 buts inscrits en 32 rencontres de championnat disputées, sa ligne de statistiques ne dépareille pas des années précédentes, force est de constater que le milieu de terrain brésilien s'est tout de même montré beaucoup moins influent dans le jeu lyonnais que par le passé. Au point de voir les critiques s'élever à son encontre comme jamais auparavant. Avec les arrivées conjuguées du Niçois Honorato Ederson et du Messin Miralem Pjanic, les présences au club de Kim Källström, pas encore parti, et de Mathieu Bodmer, déclaré intransférable, Juninho se pose forcément des questions.
Une discussion avec Puel programmée
Aujourd'hui, le capitaine des Gones attend de voir. Une discussion avec Claude Puel au cours des prochains jours devrait lui permettre de connaître les intentions du nouvel entraîneur de l'OL à son encontre. «Juni veut savoir ce que l'entraîneur compte faire de lui, expliquait il y a peu Bernard Lacombe, le conseiller du président Jean-Michel Aulas. Mais je pense qu'il restera. Nous, en tout cas, on a envie de le garder. C'est un phénomène. Il incarne l'histoire de l'OL. Le problème de Juni, c'est que c'est un passeur qui marque beaucoup de buts. Or, le jour où il en marque moins, on a l'impression qu'il n'est plus utile à l'équipe. Les gens ne remarquent plus tout ce qu'il fait à côté.»
N'empêche, le fait que l'ex-international brésilien soit en proie aux interrogations est bien réel. Il ne fait pas de doute que Juninho préfèrerait aujourd'hui une ultime expérience aux Emirats Arabes Unis ou aux Etats-Unis plutôt qu'un rôle de remplaçant à l'OL la saison prochaine. Alerté par les doutes du Brésilien, Liverpool est récemment venu aux renseignements. Les Reds songeraient au capitaine lyonnais pour apporter une touche de technique et d'expérience à leur entrejeu. S'il sait qu'il ne serait probablement pas titulaire à Liverpool, nul doute que Juninho réfléchirait à deux fois en cas d'offre concrète de la part des Britanniques.