

Les supporters de l'Athletic Bilbao vont se souvenir longtemps de cet été 2008. En effet le 31 août prochain contre Almeria, ils verront leurs protégés avec une publicité sur le torse. Une première depuis 1898, date à laquelle leur club a vu le jour. Cette nouveauté, les socios de San Mamés ne sont pas prêts de la pardonner à leur président, Fernando Garcia Macua. Pour comprendre leur colère, il faut simplement rappeler que la tunique rouge et blanc s'apparente à un substitut aux drapeaux catalans et basques. A l'époque de Franco, les symboles relatifs aux identités régionales étaient interdits par le pouvoir en place.
Le foot-business gagne son combat
Il y a deux ans, le FC Barcelone avait également accepté d'arborer un partenariat. Mais à la différence de l'ancien club de Luis Fernandez, les Catalans n'ont jamais reçu d'argent et pour cause puisqu'ils sont associés à l'UNICEF ! D'ailleurs, ce sont même les dirigeants Blaugrana qui donnent 1,5 millions d'euros par an pour l'organisme qui oeuvre pour les droits et la protection des enfants. Les Rojiblancos avaient également fait de même en 2004-2005 avec Euskadi mais uniquement pour les rencontres de Coupe UEFA. Aujourd'hui, la raffinerie Petronor, installée à Musques, est bien loin d'avoir une telle image de marque au pays des champions d'Europe.
A contrario, les 2 millions d'euros annuels promis à l'Athletic ne sont pas « grand chose » à côté de ce que touchent les autres clubs continentaux. Par exemple en Ligue 1, l'Olympique Lyonnais est sans surprise le champion du sponsoring. Les Gones perçoivent plus de 9 millions d'euros avec leurs deux sponsors principaux, Novotel et Ticket Restaurant. A l'étranger, Manchester United récupère 18 millions d'euros par saison (!) avec un seul partenaire, AIG. Sauf que les Reds Devils jouent toujours les premiers rôles en Premier League et en Ligue des Champions. L'Athletic Bilbao continue pour sa part à nager dans le ventre mou de la Liga (11e en 2007/2008). Histoire d'un village encore en construction qui n'a pas résisté à l'envahisseur nommé « business » .