

«Pour les gardiens, c'est particulier, c'est une reprise. Il y en a un à Marseille (Steve Mandanda) et un à Lyon (Hugo Lloris) qui ont repris le championnat, les deux autres (Sébastien Frey et Grégory Coupet) sont en retard et n'ont pas repris.» C'est par ces mots que Raymond Domenech a expliqué mardi, lors de l'annonce de sa liste des joueurs retenus pour affronter la Suède en amical le 20 août prochain, la non sélection de Sébastien Frey, et par la même occasion, de Grégory Coupet. Surprenant dans la mesure où, le soir même, le portier de la Fiorentina prenait place dans les buts de la Viola pour affronter le Slavia Prague à l'occasion du troisième tour préliminaire de la Ligue des Champions.
«J'annoncerai dans quelques jours ma décision»
Le sélectionneur national a visiblement commis une nouvelle erreur de communication. Et celle-ci pourrait bien avoir ses conséquences. Déçu de ne pas avoir été retenu, celui qui était gardien n°2 à l'Euro derrière Grégory Coupet mais devant Steve Mandanda, le n°1 aujourd'hui dans l'esprit de Domenech, pourrait annoncer sa retraite internationale dans les jours qui viennent. «Je n'ai envie de parler de ce sujet maintenant, se retient Frey ce jeudi dans L'Equipe. Mais j'annoncerai officiellement dans quelques jours la décision que je vais prendre au sujet de l'équipe de France.» Le portier florentin devrait, selon toute vraisemblance, confirmer qu'il renonce aux Bleus.
«Sébastien a été surpris et ne l'a pas bien pris, indique de son côté le père du gardien. Nous avons parlé jusqu'à 2 heures du matin. Je lui ai donné mon avis, il m'a donné le sien, nos opinions convergent. C'est lui qui vous annoncera sa décision. Il devrait le faire d'ici deux à trois jours. En tout cas, il sait déjà ce qu'il va faire.» Après seulement deux sélections, Sébastien Frey devrait donc mettre un terme à sa carrière internationale. Si, à respectivement 23 et 21 ans, Mandanda et Lloris représentent l'avenir, celui qui est considéré depuis longtemps comme le meilleur gardien en Italie derrière Gianluigi Buffon avait pourtant, à seulement 28 ans, encore de beaux jours devant lui en Bleu.