

Raymond Domenech a provisoirement sauvé sa peau mercredi soir grâce à la victoire de l'équipe de France contre la Serbie (2-1). Mais sa tête est toujours mise à prix en cas de non-victoire en Roumanie le 11 octobre prochain. Un match de sursis pour le sélectionneur, si toutefois le deal de départ (5 points en 3 matchs) fixé par Jean-Pierre Escalettes tient toujours. Et si le public du Stade de France avait choisi son camp en entonnant un «Domenech démission» venu du coeur, la vindicte populaire n'a pas l'air de faire paniquer le guide des Bleus.
R. Domenech – «je n'entends pas»
«Moi, je suis dans mon match. C'est ce que je demande aux joueurs, alors je ne vais pas à mon tour me préoccuper de ce qui se passe à l'extérieur. Je n'entends pas, je suis en concentration totale» , a-t-il assuré après la partie. Le résultat et la manière par intermittence aidant, Domenech dispose d'un mois pour préparer au mieux la prochaine échéance. Le sélectionneur semble pouvoir s'appuyer sur ses joueurs, à l'image d'un Thierry Henry bien décidé à ne pas le lâcher. «C'est un grand bol d'air. Beaucoup de choses ont été racontées avant ce match, et on avait oublié le plus important : le terrain. On a mis tout ça de côté pour se concentrer sur le terrain» , a expliqué le capitaine des Tricolores.
Dans l'oeil du cyclone lui aussi, le président de la FFF ne songe pas à revenir sur les conditions qui détermineront le sort du sélectionneur. En cas de couac en Roumanie, Domenech ne bénéficiera pas d'une nouvelle porte de sortie, sinon celle définitive des oubliettes. «Il ne faut pas s'emballer ! C'est un match qui a présenté certaines promesses, notamment en seconde mi-temps. Quant à la situation de Raymond Domenech, rien n'est acquis. On a dit qu'on fera le point après l'Autriche, la Serbie et la Roumanie» , a réitéré Escalettes mercredi soir. La victoire sera obligatoire.