

Le Paris SG a trouvé plus mal en point que lui ! Mauvaise blague mise à part, le club de la capitale est reparti sur de meilleures bases après deux saisons catastrophiques. A l'inverse, le FC Nantes à peine remonté en Ligue 1 démarre l'exercice au fond du trou avec un seul point pris en quatre matchs et une vingtième et dernière place au classement. La valse des entraîneurs a profité à Elie Baup, catapulté aux commandes du navire avec pour mission de maintenir les Canaris parmi l'élite. «Dans notre situation, tout est important. Le premier match est très important mais ils le seront tous» , prévient-il.
E. Baup – «trouver une identité, une organisation, une méthode»
Avec sans doute Mateja Kezman titularisé pour la première fois, les hommes de Paul Le Guen devront se méfier du fameux effet psychologique lié au changement d'entraîneur, tout en essayant de se focaliser d'abord sur leur propre prestation. Une donnée essentielle que Baup tente de son côté d'insuffler à ses joueurs. «L'objectif n'est pas de faire un résultat ponctuel basé sur la réactivité ou l'engagement total sur le plan mental et physique, mais aussi de trouver sur le moyen terme une identité, une organisation ainsi qu'une méthode qui nous convient et gêne l'adversaire» . Le match au Parc des Princes revêt une importance particulière pour les deux équipes, pour engranger la confiance indispensable à toute série positive.
En cas de succès, les Parisiens ont l'occasion de monter sur le podium et de se caler dans les roues lyonnaise et marseillaise, ce qui n'est plus arrivé depuis très, trop longtemps. La tâche s'annonce difficile, comme le souligne Zoumana Camara. L'ancien disciple de Baup à St-Etienne se méfie de la réaction nantaise. «Une chose est sûre, il (Baup) fera tout pour ne pas perdre au Parc. Il ne faut pas écouter ce qui peut se dire autour, du genre : vous recevez la lanterne rouge, une équipe qui ne va pas bien, qui a changé d'entraîneur, combien vous allez gagner, 3-0, 4-0 ? Il faut se méfier de ça. Ça ne sera pas un match facile» .