

Beaucoup de clubs européens ont été vendus et donc rachetés ces dernières années, à commencer par les écuries anglaises. Les nouveaux propriétaires peuvent être répartis en deux catégories : les actionnaires investisseurs et les milliardaires. Principale différence entre les deux : l'utilisation de l'argent injecté dans les caisses du club. Les premiers dépensent après mûre réflexion, avec pour ambition la rentabilité, le retour sur investissement. M6 (Bordeaux), Pinault (Rennes) ou Colony Capital (PSG) en France en font partie et tentent d'équilibrer les comptes tout en faisant progresser le club, avec plus ou moins de réussite.
L'UEFA doit-elle intervenir ?
Les seconds dépensent sans compter, avec pour ambition de porter leur nouveau jouet au sommet des compétitions continentales, quel qu'en soit le prix. Une nouvelle donne dont s'est ému le président de l'UEFA Michel Platini récemment. Roman Abramovitch en Angleterre a ouvert cette voix où l'argent coule à flot. Mais il n'a pas encore atteint son objectif numéro un : gagner la Ligue des Champions. Nouveau joueur entrant : le richissime Sulaiman Al-Fahim s'est offert Manchester City. Pour résumer le potentiel du nouveau propriétaire émirati des Citizens, sachez simplement que sa fortune personnelle s'élève à plusieurs dizaines de milliards d'euros et croît tous les jours un peu plus. Cela laisse présager des possibilités sur le marché des transferts, quand on sait qu'Abramovitch dispose de plusieurs fois moins d'argent personnel !
Cette intrusion des nouveaux milliardaires russes ou moyen-orientaux a, et aura pour conséquence une flambée des prix des joueurs sur le marché avec des surcotes de plusieurs millions voire dizaines de millions d'euros. Ces propriétaires d'un nouveau genre ouvrent ainsi une nouvelle page du football moderne. Faut-il dès lors une intervention de l'UEFA ou de la FIFA, avec un plafonnement de la masse salariale comme c'est le cas dans les sports US par exemple, ainsi que du prix maximum autorisé à dépenser pour acheter un joueur ? Autre interrogation, les clubs français ont-ils eux aussi intérêt à s'ouvrir aux milliardaires étrangers, seul moyen pour eux de gagner la C1 ?