

Fraichement réélu à la tête de la Ligue Professionnelle de Football, Frédéric Thiriez songe à réformer son Conseil d'Administration en remplaçant deux membres indépendants par des présidents de club, un de Ligue 1 et un de Ligue 2. Par conséquent, les présidents de club obtiendront la majorité, soit quatorze sièges sur vingt-cinq au lieu de douze actuellement. Estimant l'initiative déraisonnable, l'Union Nationale des Footballeurs Professionnels s'est emparée du dossier car elle s'inquiète du nouveau rapport de force qui en découlera.
Les syndicats prévoient une grève
Les coprésidents de l'UNFP Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch qualifient cette opération de véritable «OPA sur le football professionnel français (…) visant à réduire l'influence des différentes familles au-delà du raisonnable» , relaie l'AFP. Une «grève redevient d'actualité» avec pour objectif de faire reculer le président de la Ligue. Le Secrétaire d'Etat aux Sports, Bernard Laporte se saisira du dossier mardi prochain en compagnie des responsables de l'UNFP et de l'UNECATEF, l'Union Nationale des Entraîneurs et Cadres Techniques Professionnels du Football présidée par Joël Muller.
«Si on les laisse faire, (les présidents) peuvent décider tout et n'importe quoi : que les clubs n'ont plus besoin d'entraîneur diplômé, qu'il n'y a plus que quinze joueurs dans les effectifs professionnels... Comme il y a une commercialisation de plus en plus importante du football, il deviendrait difficile de les arrêter» , s'inquiète Philippe Piat. Le texte soumis pour avis par Frédéric Thiriez au ministère des sports a donc déclenché des remous entre les familles du football français, et pourrait s'étendre jusqu'aux joueurs qui seront invités par l'UNFP et l'UNECATEF à se ranger derrière le piquet de grève.