

Cet été, au moment de la signature d'Hugo Lloris à Lyon, les spéculations concernant le successeur du jeune gardien dans les buts niçois allaient bon train du côté de la promenade des Anglais. De Nicolas Penneteau à Cédric Carrasso, en passant par Rémy Vercoutre, tous étaient annoncés chacun leur tour proches des Aiglons. Finalement, Frédéric Antonetti a choisi de faire confiance à la doublure de Lloris la saison passée, Lionel Letizi, le temps que le jeune Colombien David Ospina, recruté cet été, s'adapte à la vie française et soit prêt à assurer la relève dans les cages azuréennes.
«Je ne pouvais rêver mieux»
A la question «Te sens-tu prêt ?» , l'ex-international tricolore n'a pas hésité à répondre «oui» à son entraîneur. «Je me suis donné jusqu'à la trêve, explique Letizi dans les colonnes du Parisien. Mais je prends chaque match comme si c'était le dernier.» Revenu à Nice, son club formateur, en janvier 2007 après un passage, raté, de six mois en Ecosse chez les Glasgow Rangers, l'ancien Parisien savoure aujourd'hui son bonheur : «Ce que je vis est parfait. Je ne pouvais rêver mieux. Après chaque match au Ray, je fais le tour du stade en marchant. Pour voir les supporters. C'est mon plaisir personnel.»
En plus de garder brillamment les cages niçoises depuis le début de la saison, Lionel Letizi prépare aussi en coulisses la relève avec Ospina. «C'est paradoxal, car plus vite il sera prêt, plus tôt j'arrêterai, note le portier azuréen. Mais je n'ai aucune ambition personnelle, sinon de l'aider.» En attendant, Letizi, malgré ses 35 ans, continue de travailler dur chaque semaine à l'entraînement pour être performant le week-end. Car le dernier rempart des Aiglons ne sait pas quand prendra fin son intérim : «Je ne sais toujours pas si cette saison est ma dernière…»