

Le calme semble être revenu en Ligue 1. Samedi soir après sept matchs de la 6e journée, présidents, entraîneurs et joueurs s'avéraient moins enclins à pester contre les erreurs d'arbitrage qui avaient empoisonné le climat à l'issue de la 5e journée. Lyon l'a emporté sur penalty, mais aucun Havrais n'a contesté la décision de M. Kalt. Nice s'est fait remonter deux buts par Le Mans en seconde période ; cela a permis à Frédéric Antonetti de lancer sa traditionnelle complainte d'après-match, mais pas contre les arbitres, cette fois. Elle s'adressait à ses joueurs, qui ont eu des "absences" ...
Bordeaux râle
Seul Bordeaux en voulait à M. Ledentu. Maxence Flachez aurait du écoper d'un penalty après un tacle à retardement dans la surface sur Marouane Chamakh (43e). «Ce fait de jeu a trop énervé mes joueurs» , avouait Laurent Blanc après la rencontre. «Ils ont alors pensé qu'il y avait trop d'erreurs en notre défaveur dans ce match, et commis des fautes grossières» . Résultat, Alou Diarra et Wendel se firent expulser (50e et 53e) pour de sévères interventions contre l'adversaire. Logique. Et de laisser leurs partenaires à neuf sur le terrain… Cela eut comme effet inattendu de booster les Bordelais, qui l'emportèrent sur le promu (1-0).
Les 4 expulsions et 27 cartons jaunes brandis par les arbitres lors des 7 parties disputées samedi ont donné lieu à quelques commentaires, pas à des charges virulentes. Comme si les propos violents de la semaine dernière avaient suscité une prise de conscience, à la fois chez les arbitres, et les autres acteurs. Forcément, une décision litigieuse lors d'une des 3 parties restantes, dimanche, remettrait ce constat en cause. D'autant que des équipes médiatiques comme l'OM, le PSG et l'ASSE entrent en jeu. Si ce n'est pas le cas, la "Task Force" de la Ligue et de la FFF se réunira le 23 septembre dans un climat plus apaisé. Elle pourra réfléchir à froid aux vraies mesures à prendre pour améliorer l'arbitrage en France.