

A travers les mots doux échangés entre le président de l'UEFA Michel Platini et le manager d'Arsernal Arsène Wenger, deux philosophies du football s'affrontent. Les deux hommes se sont pris le bec en ce début de semaine. Ce mardi, Wenger s'est dit «étonné de l'agressivité contenue dans les propos de Platini» parus ce matin dans le quotidien Le Dauphiné Libéré mais relayés dès hier soir par l'AFP. L'ancien numéro dix des Bleus s'est vivement opposé au technicien français en expliquant que «moi, je parle de foot, lui de business. Il faut arrêter avec Wenger et tout ça» .
La vidéo au coeur des débats
Les deux hommes forts du football français ne sont pas sur la même longueur d'ondes quant au chemin que doit emprunter le football moderne. «J'espère que l'arbitrage vidéo ne verra jamais le jour. Je me ferai une joie qu'Arsène Wenger ne la voit jamais» , a lancé Platini, toujours aussi hostile à l'idée d'introduire la technologie à images pour aider les arbitres. «Si on commence à mettre la vidéo, il n'y aura plus d'arbitres dans dix ans, on se passera des journalistes sportifs, on se passera des consultants, tout sera chloroformé» , a-t-il argumenté.
Des propos auxquels Wenger a répondu dans les colonnes de L'Equipe quelques heures plus tard. «Je suis effectivement un partisan de l'assistance vidéo aux arbitres, comme tous les techniciens, et j'estime que l'UEFA a un rôle important à jouer là-dedans. Je suis pour la justice sportive, et l'UEFA doit en être le garant» , a-t-il rétorqué, insinuant ainsi que toute injustice liée à l'arbitrage devra désormais être imputée à l'UEFA et à son président en raison du refus de celui-ci de faire évoluer la technique.