

Depuis Monaco-Lorient, le Stade Louis II sonne encore plus creux que d'habitude. Les résultats mitigés du club princier ne sont pas la cause principale de cette absence d'ambiance. Celle-ci trouve son origine dans la grève des supporters. Le motif de la fronde est raconté par Audeline, présidente des Ultras Monaco 1994. «Le soir de Monaco-Lorient, le 13 septembre, en arrivant au stade, nous avons eu la mauvaise surprise d'apprendre que notre table de vente (écharpes et gadgets) venait d'être subitement interdite par M. De Bontin. Nous avons été contraints de remballer. Depuis, nous sommes en grève et nous attendons une discussion avec la présidence» , explique la présidente des UM 94 à Maxifoot.
Le silence du président
Les envois de courrier à Jérôme De Bontin se sont succédé. Sans réponse pour l'heure. «Si notre grève le dérangeait, il nous aurait proposé une entrevue» , déplore Audeline, qui craint pour la survie du groupe : «la vente de matériels UM assure 70% des revenus de notre association, dont tous les responsables sont des bénévoles non rémunérés. Les recettes nous permettent d'acheter tout le matériel nécessaire à l'animation du stade, mais aussi de pouvoir organiser des déplacements. Je pense que Jérôme De Bontin n'a aucune idée du fonctionnement d'un club de supporters.»
Et il y a plus inquiétant. Jérôme De Bontin souhaite à terme doubler le prix des abonnements. En attendant, les Ultras monégasques, peu nombreux mais déterminés, appellent tous les sympathisants à solliciter par courrier le président monégasque. Et les supporters ont parallèlement sollicité le gouvernement monégasque pour obtenir une autorisation officielle de vendre des articles dans l'enceinte du stade, alors qu'ils bénéficiaient jusqu'alors d'un accord tacite.