

Formé à Lille, Yohan Cabaye a effectué ses premiers pas avec les professionnels lors de la saison 2004-05, à seulement 18 ans. Dès l'exercice suivant, le natif de Tourcoing gagnait ses galons de titulaire au milieu de terrain. Aujourd'hui, le n°7 du LOSC est l'un des maillons forts des Dogues. Et depuis le coup d'envoi de l'actuel championnat, il a su s'imposer comme le nouveau dépositaire du jeu lillois. «Je me retrouve à la fin des actions, plus haut dans l'équipe qu'autrefois, explique Cabaye dans les colonnes de L'Equipe. Ca me permet d'étoffer ma panoplie : continuer à défendre, assurer la transition et être à la finition, pouvoir marquer et faire marquer. Offensivement, je suis libéré.»
«Je suis à l'écoute des sollicitations»
A 22 ans, Yohan Cabaye est également le capitaine des Espoirs français. Avec le Stéphanois Blaise Matuidi, ils forment une paire de récupérateurs impressionnante. Aujourd'hui, le jeune Lillois est l'un des meilleurs milieux du terrain de l'Hexagone. Plusieurs clubs, français comme étrangers, l'ont dans le collimateur. Et il le sait. «Je ferai le point sur mon avenir à la trêve hivernale, confie Cabaye. Je verrai quels sont nos résultats, sans vouloir partir à tout prix. Je suis à l'écoute des sollicitations, mais, franchement, je pense plus au match du samedi qu'à mon avenir. Je suis d'ici, je dois tout à ce club. Je ne le quitterai pas en mauvais termes.»
Un départ rapide du LOSC pourrait lui permettre de quitter les Espoirs pour s'installer chez les grands. S'il ne l'évoque que du bout des lèvres, le capitaine des Bleuets en rêve secrètement. «Je ne sais pas si, pour l'instant, je suis au niveau, s'avance prudemment le milieu de terrain nordiste. Si un jour je joue, est-ce que je passerai à travers ?» Son implication chez les Espoirs, avec lesquels il pourrait disputer l'Euro 2009, retarde peut-être son passage à l'échelon supérieur. «J'ose espérer que c'est un petit peu pour ça» , lâche-t-il. Car Cabaye sait très bien qu'à la sortie du Mondial 2006, Raymond Domenech avait fait savoir qu'il suivait avec le plus grand intérêt les performances du Lillois…