

Lyon est-il malade, ou la rouste encaissée à Rennes (3-0) n'est-elle qu'un accident de parcours, liée à la réussite d'un homme, Mickael Pagis en l'occurrence ? Si personne n'envisageait voir l'OL rester invaincu jusqu'à la fin de la saison, personne non plus ne s'attendait à voir le septuple champion de France prendre le bouillon au Stade de la Route de Lorient. Car au-delà du résultat, c'est surtout la manière qui inquiète tant les hommes de Claude Puel ont livré un non match, amorphes, sans jus ni inspiration en Bretagne dimanche, lors de la 8e journée de championnat.
F. Piquionne - «on s'est fait démonter»
L'attaquant Frédéric Piquionne en est bien conscient. «Tout le monde a la tête basse. On s'est vraiment fait bouger, on n'a gagné aucun duel. On s'est fait démonter, je crois que c'est le mot approprié. Nous n'avons pas du tout montré ce que nous avions montré depuis le début de saison» , regrette l'ancien Stéphanois. «Nous avons pris une grosse claque. Rennes a joué jeudi en coupe d'Europe, nous aurions donc dû être mieux qu'eux physiquement. On est encore premier du championnat mais ça revient vite derrière. On va devoir vite se reprendre» , ajoute-t-il.
Certes, Toulouse revient «vite derrière» . Mais le bilan comptable des Rhodaniens demeure des plus respectables, avec 2,37 points pris par match, soit un rythme de champion. Des têtes étaient certainement déjà ailleurs, tournées vers leurs sélections respectives par exemple. Après six victoires en sept matchs, à la veille d'une mini-trêve internationale et cinq jours après un match éreintant mentalement à Munich où l'avenir des Lyonnais en Ligue des Champions aurait pu être compromis en cas de défaite, le relâchement coupable est toujours envisageable. Lyon n'en est pas moins solidement installé aux commandes du championnat.